Les Belges savent que rénover devient essentiel, mais beaucoup repoussent encore. Le coût ? Ce n’est qu’une partie du problème…

Les Belges savent très bien que la rénovation devient importante, surtout dans un parc immobilier vieillissant. Mais entre savoir qu’il faut agir et lancer les travaux, il y a un monde. Un monde fait de devis, de délais, de poussière, de décisions techniques et souvent de migraines…
L’étude Belfius menée par Profacts résume bien le paradoxe : la rénovation est reconnue comme nécessaire, mais elle n’arrive qu’en quatrième position dans les projets d’avenir des propriétaires, derrière les voyages, les nouveaux meubles et l’achat d’une voiture !
Le coût compte, mais ce n’est pas le seul frein
Évidemment, l’argent reste un obstacle majeur. Le budget moyen d’une rénovation se situe généralement entre 25.000 et 50.000 euros. Beaucoup de propriétaires financent leurs travaux avec leur épargne personnelle, tandis qu’environ 40 % ont recours à un crédit.
Mais réduire le report des rénovations au seul coût des travaux serait trop simple. Selon l’étude, la principale raison pour laquelle de nombreux Belges repoussent leurs projets n’est pas le manque d’intérêt, mais la complexité du processus.
Rénover, ce sport extrême à pratiquer au quotidien
Pour 3 Belges sur 4, rénover est une expérience stressante. Les inquiétudes les plus fréquentes concernent les coûts imprévus, les vices cachés, les délais et la difficulté à trouver des professionnels fiables.
Autre frein majeur : la confiance. L’étude indique que 6 propriétaires sur 10 ont du mal à trouver des professionnels fiables !
Les jeunes propriétaires ont aussi leurs propres priorités. Entre l’achat d’un premier bien, l’agrandissement de la famille et la création d’un cadre de vie confortable, la rénovation n’arrive pas toujours en tête. Mais dès qu’ils deviennent propriétaires, ils se montrent plus actifs, notamment sur les travaux liés à l’efficacité énergétique.