Le deuxième trimestre, avec l’arrivée des beaux jours, est traditionnellement une saison active pour l’immobilier belge. En 2026, selon le communiqué d’Engel & Völkers, ce deuxième trimestre confirme cela, mais il confirme aussi que le marché résidentiel belge est devenu un marché d’acheteurs.

Cela ne signifie pas que les prix s’écroulent. Au contraire, Engel & Völkers observe que la majorité des transactions se concluent encore au prix demandé ou à un niveau très proche, à condition que le prix de départ soit réaliste…
Statbel donne un bon aperçu de cette stabilité relative. Sur un an, les maisons deux ou trois façades reculaient de 1,7 %, les maisons ouvertes progressaient de 2,5 % et les appartements de 3,2 %. On reste donc sur quelque-chose de très stable…
L’acheteur belge est devenu méthodique
Le changement le plus visible se trouve dans le comportement des candidats. Engel & Völkers note qu’ils comparent minutieusement les biens, prennent plus de temps avant de se décider et négocient davantage les conditions. Les offres sont plus souvent assorties de clauses suspensives, non seulement pour le financement, mais aussi pour les permis d’urbanisme, les documents juridiques et d’autres éléments administratifs.
Une offre plus abondante, mais pas toujours égale
Un marché d’acheteurs naît souvent d’un déséquilibre : plus de biens disponibles, des candidats plus prudents et un rapport de force qui se déplace doucement. D’après Engel & Völkers, le deuxième trimestre 2026 a été bien approvisionné en biens, après un début d’année plus lent. Les acheteurs ont donc l’embarras du choix ! Et quand on a le choix, on devient difficile !
Mais cette abondance ne profite pas à tous les biens. Les logements bien situés, correctement entretenus, économes en énergie et affichés à un prix cohérent continuent à trouver preneur rapidement. Les autres doivent composer avec des délais plus longs, des questions plus précises et parfois des négociations plus musclées…
Dans ce contexte, les vendeurs doivent changer de réflexe. La stratégie du “on met haut et on verra” fonctionne moins bien quand l’acheteur a 5 alternatives ! Engel & Völkers le souligne : les biens proposés à des prix réalistes trouvent encore des acheteurs déterminés !