Les Belges veulent acheter, mais pas forcément poncer, isoler et courir après trois devis… Voici les dernières tendances du marché !

Cela vous fait rêver, vous, une maison “avec potentiel” ? Eh bien il faut croire que vous êtes une exception ! Selon le communiqué d’Engel & Völkers, le deuxième trimestre confirme une tendance nette : les logements prêts à emménager restent les grands favoris du marché résidentiel belge. Les acheteurs recherchent des biens en bon état, économes en énergie, avec le moins de travaux possible….
Et pour les comprendre, il faut d’abord se pencher sur les règlementations : en Flandre, les nouveaux propriétaires de logements avec label EPC E ou F doivent rénover pour atteindre au minimum le label D, désormais dans un délai de 6 ans après l’achat ou le transfert de propriété.
À Bruxelles, chaque logement devra respecter au plus tard en 2033, une consommation maximale de 275 kWh/m²/an, puis 150 kWh/m²/an au plus tôt fin 2045.
En Wallonie, on parle d’un objectif à confirmer, mais qui sera sans doute un PEB D dans les 5 ans pour les achats à partir de 2028.
Tout ceci, ce sont des freins déjà costauds à l’achat : vous achetez une passoire énergétique ? Très bien, mais il va falloir remettre de l’ordre dans tout ça, et ne pas trop tarder s’il vous plaît, on vous a à l’œil !
Le budget travaux
L’autre frein est plus terre-à-terre : l’argent. Les coûts de construction restent élevés : Embuild soulignait en mars 2026 que les coûts de construction avaient augmenté de 29 % en cinq ans, en raison notamment de la hausse des matériaux et des coûts salariaux. Cette pression explique aussi pourquoi le marché du neuf reste difficile : trop cher pour de nombreux particuliers, trop incertain pour beaucoup d’investisseurs.
Le communiqué d’Engel & Völkers va dans le même sens : la construction neuve est sous pression, tandis que les biens existants offrent souvent un meilleur rapport qualité-prix, une disponibilité immédiate et parfois une marge de discussion plus confortable. Comprenez que faute de pouvoir acheter du neuf, le Belge se rabat sur de l’existant, mais en favorisant du prêt-à-l’emploi.
Engel & Völkers note enfin que les acheteurs deviennent plus sélectifs, prennent davantage leur temps et insèrent plus souvent des clauses suspensives, y compris sur le financement, les permis, les documents juridiques ou des points administratifs… Bref, le Belge ne veut plus acheter un projet casse-tête, il veut un toit au-dessus de sa tête et poser ses valises aussi vite que possible !
Dans ce marché, le prêt-à-emménager coche donc toutes les cases. Une maison ou un appartement bien isolé, entretenu, avec un bon certificat énergétique, permet de mieux prévoir ses coûts !