Google Home s’ouvre aux agents IA externes ! Ils peuvent observer les appareils, consulter leur historique et exécuter certaines commandes… Ça vous fait peur ? Nous aussi ! On vous explique !

Bon, attention, on va utiliser un langage un brin technique au début, mais c’est pour mieux vous expliquer. En gros, ce que Google annonce, c’est l’ouverture en accès anticipé à un serveur MCP pour Google Home, permettant à des outils d’intelligence artificielle compatibles d’interagir directement avec les appareils présents dans un logement. (MCP signifie Model Context Protocol) Derrière ce jargon pas forcément compréhensible pour le commun des mortels se cache une idée finalement toute simple : créer un langage commun permettant à une intelligence artificielle de communiquer (et de commander) avec des logiciels et appareils extérieurs.
L’IA peut regarder l’état de la maison
Pour votre maison, cela signifie, qu’un agent connecté peut obtenir la liste des appareils du logement, consulter leur état en temps réel, examiner certains événements passés et exécuter des commandes. Imaginez par exemple demander à une IA : « Pourquoi fait-il toujours trop froid dans la chambre le matin ? » et plutôt que de donner une réponse générique sur les thermostats, l’agent pourrait théoriquement consulter les températures relevées, l’historique des appareils concernés et certains événements de la maison avant de proposer une explication… En clair, l’IA peut réellement examiner ce qui s’y passe !
L’autre nouveauté importante est que Google ne réserve pas nécessairement cet accès à son propre assistant. Sa documentation cite notamment Google Antigravity, Claude Cowork ou OpenClaw parmi les clients MCP compatibles.
Et la sécurité dans tout ça ?
C’est évidemment là que la question devient sensible. Une maison connectée contient des informations extrêmement privées : heures de présence, ouvertures de portes, températures, images, habitudes quotidiennes… Donner accès à une IA ne doit donc pas être pris à la légère ! Google le dit lui-même explicitement : connecter une maison réelle à un agent IA peut produire des comportements inattendus ou non souhaités. Voilà pour la politesse du communiqué. Nous, on flippe un peu quand même !
L’IA ne pourra pas ouvrir la porte
Google a prévu certaines barrières : le serveur impose des limites d’utilisation et bloque des actions considérées comme sensibles. Déverrouiller une porte, par exemple, n’est pas autorisé par cette interface. Et c’est heureux, non ? Mais cela ne supprime évidemment pas tous les risques.
Pas encore en Belgique
L’accès est pour l’instant proposé en Early Access, demande une configuration technique via Google Cloud et, selon les premières modalités annoncées, est limité aux utilisateurs américains disposant notamment de l’abonnement Google Home Premium Advanced. Bref, avant que la chose ne débarque en Europe avec tous les filtres qui vont avec, il y a peut-être un peu de marge. Voilà donc nue grosse évolution qui fait tout de même un peu peur…