Le principe est tout simple : des bandes photovoltaïques se glissent dans une clôture existante. Ça sert à quoi, quand il y a des toits qui font le même boulot ?

La clôture devient panneau solaire
Les panneaux sur le toit, on connaît. Les panneaux sur un balcon aussi. Mais des cellules photovoltaïques glissées dans une clôture de jardin, voilà une solution moins habituelle !
L’entreprise autrichienne Sunbooster vient d’obtenir un brevet européen pour sa technologie de bandes solaires bifaciales intégrées aux clôtures. L’information a été publiée le 10 octobre par pv magazine, qui précise que la protection couvre 18 États membres de l’Union européenne, sans préciser lesquels…
Le principe ? Remplacer les lattes occultantes d’une clôture rigide à double treillis par des bandes photovoltaïques. Elles préservent ainsi une partie de la fonction de brise-vue tout en produisant de l’électricité. Donc non, il n’est pas question de transformer une palissade en mur de panneaux classiques, comme on aurait pu s’y attendre.
Des bandes étroites, mais pas symboliques
Chaque bande mesure 18,6 centimètres de haut. Selon les caractéristiques communiquées par le fabricant, un élément de deux mètres développe une puissance nominale de 62 W, contre 79 W pour une version de 2,5 mètres. Le rendement de conversion annoncé atteint 22,8 %.
Les cellules sont bifaciales : comprenez qu’elles captent la lumière sur leurs deux faces. Leur orientation verticale peut donc favoriser une production relative le matin et en fin d’après-midi, selon l’exposition et les ombres. Cela ne veut évidemment pas dire qu’elles produiront davantage qu’une bonne toiture orientée plein sud sur l’ensemble de l’année. Mais l’idée est sympa, si l’on pense à nos onduleurs qui décrochent de temps à autre…
À Aix-en-Provence, Sunbooster indique avoir équipé environ 20 mètres de clôture pour une puissance totale de 3,7 kW. Bon, alors bien sûr, le soleil provençal a d’autres arguments que le soleil belge…
Le prix ? Euh…
Le tarif communiqué à pv magazine est de 619 euros pour une bande de 2 mètres et de 719 euros pour celle de 2,5 mètres. Bien sûr, le coût final doit intégrer le nombre de bandes, les raccordements, toute l’électronique de conversion, les protections et la main-d’œuvre… Puis, on peut également se poser la question de la résistance au vent ? Même si l’installation à Aix-en-Provence, avec le Mistral qui souffle, peut rassurer… Le fabricant annonce une protection IP67 et une plage de fonctionnement de -20 à 60 °C.
Une piste pour les jardins belges ?
Cette solution pourrait intéresser les propriétaires dont la toiture est mal orientée, encombrée ou peu adaptée au solaire. Mais l’ombre des arbres, des bâtiments voisins et des plantations peut fortement limiter l’intérêt du projet, surtout avec le soleil fort bas que nous connaissons d’automne au printemps !
Pour l’instant, la société développe sa distribution en France, mais aucune commercialisation belge ni aucun tarif belge n’ont été confirmés !