Les notaires constatent un recul des transactions au troisième trimestre. Pourtant, les maisons continuent de se renchérir !

Le marché ralentit, pas les prix
Après plusieurs mois durant lesquels les ventes résistaient plutôt bien, le marché immobilier belge donne un petit signe de fatigue. Selon le nouveau baromètre de la Fédération du Notariat (Fednot), publié ce 13 octobre, le nombre de transactions a reculé de 2,2 % au troisième trimestre 2026 par rapport à la même période de 2025. Les maisons sont les plus touchées, avec 2,8 % de ventes en moins. Les appartements résistent davantage : leur activité ne baisse que de 0,4 %. Pas de quoi parler d’effondrement, mais le changement de tendance est net.
Pourtant, et en dépit de ce ralentissement, les prix moyens continuent de grimper. Une maison achetée en Belgique au cours des neuf premiers mois de 2026 a coûté en moyenne 360.613 €, soit 3 % de plus que la moyenne de l’ensemble de 2025. Pour un appartement, on arrive à 287.616 €, en hausse de 2 %. Petite précision toutefois : ces évolutions de prix ne comparent pas deux troisièmes trimestres, mais neuf mois de 2026 à l’année 2025.
La Wallonie freine davantage
Les différences régionales sont assez marquées et c’est assez logique. En Wallonie, le nombre de ventes recule de 5,1 % au troisième trimestre sur un an ! En Flandre, la baisse atteint 1,1 %. Bruxelles, de son côté, reste pratiquement stable, à -0,1 %.
Pour les prix des maisons, le contraste est toujours aussi frappant : Fednot annonce une moyenne de 270.239 € en Wallonie sur les neuf premiers mois de l’année, contre 398.182 € en Flandre et 609.227 € à Bruxelles.
La progression est de 0,6 % en Wallonie, 3,5 % en Flandre et 4,8 % à Bruxelles par rapport à la moyenne annuelle de 2025.
Les taux pèsent sur les candidats !
La Fédération du Notariat attribue une part importante du ralentissement au renchérissement des crédits hypothécaires, même si on imagine que pour la Wallonie, il y a aussi un phénomène de rattrapage après l’ouragan qui a animé l’immobilier wallon en 2025, suite à la baisse des droits d’enregistrement.
Le nouveau baromètre rappelle également que les acheteurs de 26 à 30 ans restent le groupe d’âge le plus actif sur le marché belge. Malgré des conditions de crédit moins confortables, les jeunes ménages ne disparaissent donc pas du paysage !