En Belgique, 14,3 % des ménages vivaient en 2025 dans un logement de mauvaise qualité, selon les indicateurs de précarité énergétique publiés par le SPF Économie.

Rapporté au nombre de ménages privés recensés dans le pays, cela représente environ 744.000 ménages ! Un ménage peut être une personne seule, un couple, une famille monoparentale ou une famille avec enfants. On pourrait donc parler d’un bon 1,7 million de personnes, si l’on se réfère aux 14,3% des ménages ! Ce n’est donc pas un petit problème, mais une réalité massive ! Le terme “logement de mauvaise qualité” recouvre des situations très concrètes : humidité, mauvaise isolation, châssis peu efficaces, chauffage insuffisant, problèmes structurels ou inconfort durable… Que ce soit en été, en ces temps régulièrement caniculaires, ou en hiver !
Quand le logement pèse sur la facture d’énergie
D’après le SPF Économie, environ un quart des ménages vivant dans un logement de mauvaise qualité sont aussi exposés à un risque de précarité énergétique. En clair : plus un logement est mauvais, plus il coûte cher à chauffer. Résultat : on chauffe moins, l’humidité augmente, le confort baisse et la santé peut en souffrir…
En 2025, 19,9 % des ménages belges étaient exposés à au moins une forme de précarité énergétique. Cela inclut les ménages qui dépensent une part trop importante de leur revenu pour l’énergie, ceux qui consomment anormalement peu par contrainte ou ceux qui déclarent ne pas pouvoir chauffer correctement leur logement.
Bruxelles et la Wallonie davantage touchées
La situation varie aussi selon les régions. En 2024, la part de la population vivant dans un logement inadéquat atteignait 21,8 % à Bruxelles, 17,1 % en Wallonie et 12,1 % en Flandre, selon indicators.be. En Wallonie, l’IWEPS relevait également qu’en 2025, 17,6 % des personnes vivaient dans un logement présentant un problème d’humidité.