Humidité : deux régions belges parmi les pires élèves européens !

Les chiffres ne sentent pas vraiment le frais de printemps. En 2025, un Bruxellois sur cinq vivaient dans un logement présentant un problème d’humidité. Cela représente quasiment une personne sur cinq, selon les dernières données publiées par l’IWEPS !

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Fuites dans la toiture, murs humides, sols détrempés ou moisissures : les situations prises en compte vont bien au-delà du simple coin un peu froid derrière l’armoire. L’étude évoque des logements confrontés à au moins un problème sérieux d’humidité.

Une position peu flatteuse en Europe

Dans le classement européen présenté par l’IWEPS, la Wallonie se situe au-dessus de nombreux pays voisins en matière de logements humides. La région fait moins bien que la Flandre, où le taux tourne autour de 10 %, mais reste sous Bruxelles qui dépasse les 20 % !

Le rapport place notamment la Wallonie et Bruxelles derrière des pays comme l’Allemagne, les Pays-Bas ou encore le Danemark. À l’inverse, le Portugal, la Turquie ou Chypre font nettement moins bien ! Comprenez qu’un climat ensoleillé ne signifie pas automatiquement un logement sec, loin de là : à titre d’exemple, l’Espagne est un pire élève que… l’Irlande !

Une amélioration… mais un plafond semble atteint

L’évolution historique montre tout de même une légère embellie. Après plusieurs années marquées par des taux élevés, la part de la population wallonne vivant dans un logement humide a progressivement diminué à partir de 2017 avant de se stabiliser depuis 2024.

Le rapport précise cependant qu’il faut rester prudent dans les comparaisons d’une année à l’autre. Certaines modifications dans les questionnaires statistiques ont pu influencer les résultats, notamment l’ajout des moisissures parmi les critères observés dès 2008.

Autrement dit : les chiffres évoluent, mais pas toujours uniquement parce que les murs respirent mieux !

Les locataires beaucoup plus exposés

L’un des enseignements marquants du rapport concerne les inégalités entre statuts d’occupation. Les locataires, qu’ils vivent dans le privé ou dans un logement social, sont nettement plus touchés par les problèmes d’humidité que les propriétaires. Les écarts sont importants : les locataires seraient environ deux fois plus confrontés à l’humidité que les propriétaires occupants ! Le graphique de la seconde page montre d’ailleurs que les locataires de logements sociaux affichent les niveaux les plus élevés…

Des chiffres à interpréter avec précaution

L’IWEPS rappelle enfin que cet indicateur repose sur une enquête déclarative menée via SILC et supervisée par Eurostat. Il mesure donc le ressenti et les situations signalées par les habitants, pas un contrôle technique systématique des bâtiments !

Le rapport souligne également que les comparaisons internationales ou historiques doivent être interprétées avec prudence, car la manière de poser les questions peut influencer les réponses…

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