Outre-Manche, le gestionnaire du réseau à lancé des alertes en plein été, du jamais vu. Et chez nous, notre réseau tiendrait-il le choc ?

Lors d’un récent épisode de forte chaleur, le gestionnaire du réseau britannique NESO a dû mobiliser des moyens supplémentaires pour répondre à une consommation nettement plus élevée que prévu ! Climatiseurs, ventilateurs et systèmes de réfrigération tournaient à plein régime, tandis que la production éolienne restait faible.
La situation est devenue particulièrement délicate en soirée. La production solaire diminuait avec le coucher du soleil, mais la demande restait élevée. Des centrales au gaz et des importations européennes ont dû être activées pour maintenir l’équilibre du réseau ! Sans quoi, c’était le black-out…
Et en Belgique ?
Chez nous, la chaleur fait aussi grimper le compteur, et pas qu’un peu. Sibelga a mesuré une hausse moyenne de 11 % du prélèvement d’électricité sur le réseau bruxellois entre la période du 11 au 14 juin et celle du 18 au 21 juin, marquée par la canicule. Avec un détail intéressant : les pics journaliers sont plus marqués et la consommation reste plus soutenue, y compris la nuit !
Toutefois, il n’y a pas vraiment lieu de s’inquiéter pour le moment. D’abord parce la production solaire tournait à plein régime et ensuite parce que notre réseau est prévu pour tenir face à la chaleur, notamment avec une partie non négligeable en souterrain.
Et puis, rappelons que la climatisation reste rare en Belgique : à peine 10 % des foyers équipés selon Statbel, deux fois moins que la moyenne européenne (20 %), et sans commune mesure avec les États-Unis (90 %) ou le Japon (91 %). Toutefois, avec les étés que nous connaissons, ce chiffre va certainement exploser dans les années à venir !
Pour le moment, le risque en Belgique est principalement en hiver, lorsque justement les panneaux solaires ne donnent plus grand-chose…