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Votre maison ne se vend pas ? Après 6 mois, voici combien elle peut perdre de son prix !

Un bien qui traĂ®ne sur le marchĂ© finit souvent par coĂ»ter cher au vendeur. Et les mauvais PEB sont particulièrement pĂ©nalisĂ©s ! On vous explique tout ça…

house for sale belgium

On le rĂ©pète rĂ©gulièrement : mettre sa maison un peu trop cher « pour voir » n’est peut-ĂŞtre pas la meilleure stratĂ©gie ! Selon les donnĂ©es de Dewaele Vastgoed et repris par la presse flamande, les logements qui s’éternisent sur les portails immobiliers finissent souvent par subir une correction importante ! D’après cette Ă©tude, un logement belge sur six est toujours Ă  vendre six mois après sa mise sur le marchĂ©. Environ un sur 20 n’a toujours pas trouvĂ© acquĂ©reur après un an ! Et plus le temps passe, plus la nĂ©gociation devient douloureuse…

3 mois : environ 4 % sous le prix demandé

Les logements vendus dans les trois premiers mois changeraient de propriĂ©taire, en moyenne, Ă  un prix situĂ© environ 4 % sous le prix affichĂ© ! La situation se dĂ©grade ensuite : pour les biens qui restent plus de 6 mois sur le marchĂ©, la diffĂ©rence peut atteindre 12 % par rapport au prix initialement demandĂ©. Et petite info au passage : sur une maison affichĂ©e Ă  400.000 €, 12 % reprĂ©sentent tout de mĂŞme 48.000 € ! Bien sĂ»r, cela ne signifie Ă©videmment pas qu’attendre six mois fait mĂ©caniquement perdre 12 % Ă  n’importe quelle habitation…

Le mauvais PEB reste un sérieux handicap

Pourquoi les maisons restent trop longtemps sur le marchĂ© ? Evidemment, le prix est Ă©videmment un facteur important, mais pas seulement. Selon Kristophe Thijs, porte-parole de la ConfĂ©dĂ©ration des professionnels de l’immobilier, les acheteurs sont devenus plus sĂ©lectifs, notamment lorsque le logement nĂ©cessite d’importants travaux Ă©nergĂ©tiques ! Le phĂ©nomène est assez visible en Flandre, oĂą l’obligation de rĂ©novation a rendu les candidats acquĂ©reurs beaucoup plus attentifs au coĂ»t rĂ©el d’une mauvaise performance Ă©nergĂ©tique ! Pour rappel, lorsqu’un bien concernĂ© par cette obligation n’atteint pas au minimum le niveau EPC D, son nouveau propriĂ©taire doit le faire Ă©voluer vers cette classe dans les cinq annĂ©es suivant l’achat.

Un acheteur ne regarde donc plus seulement le prix de la maison. Il additionne mentalement tous les travaux ! Et donc forcĂ©ment, lorsque le vendeur n’a pas intĂ©grĂ© cette rĂ©alitĂ© dans son prix, le bien peut rester bloquĂ©.

En outre, les grandes propriĂ©tĂ©s et certains biens situĂ©s dans des zones moins demandĂ©es restent Ă©galement davantage sur le marchĂ©. Les prĂ©fĂ©rences Ă©voluent : les acheteurs rechercheraient davantage des logements plus petits, faciles Ă  entretenir, Ă©conomes en Ă©nergie et relativement centraux !

Le marché n’est pas bloqué

On vous voit arriver et ne nous faites surtout pas dire ce que nous n’avons pas dit : si un logement sur six n’est pas vendu après six mois, cela signifie que 5 sur 6 le sont. Kristophe Thijs souligne d’ailleurs que la plupart des transactions se concluent dans les trois mois !

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Rédigé par

François Piette

Journaliste immobilier

Jeune gringalet, pas encore complètement diplômé, je me suis lancé dans le monde du travail dès juin 2006, en exécutant quelques piges pour le site automobile Vroom.be. Des automobiles, je suis ensuite passé à l’immobilier en 2017, en rejoignant la fine équipe d’Immovlan.be, tout en préservant le goût du voyage grâce au site partenaire, Vacancesweb.be. J’aime la vie, ma famille, la campagne où je me suis enfui et les plaisirs simples et… gras d’un bon repas entre potes !

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