Selon Statbel, au 1er janvier 2026, la Belgique comptait 5,87 millions de logements. En 30 ans, le pays en a ajouté 1,44 million, dont deux tiers dans des immeubles à appartements ! Alors oui, la brique est toujours dans le ventre, mais ça s’empile de plus en plus dans le bidou…

Plus de logements que de nouveaux murs
Depuis 1995, le nombre de bâtiments a progressé de 17 % et celui des logements, de 32 %. Les seconds grimpent donc presque deux fois plus vite que les premiers. Comment comprendre cela ? Pas bien compliqué : c’est la tendance à caser toujours plus d’habitations sous un même toit !
Au compteur du 1er janvier 2026, on comptait 5,87 millions de logements répartis dans 4,68 millions de bâtiments. Faites la division, on tombe à 1,25 logement par bâtiment, contre 1,1 il y a 30 ans. Ça n’a l’air de rien, mais c’est pourtant toute la mutation du parc immobilier belge résumée en une décimale !
L’appartement, grand gagnant de 30 ans de chantiers
La Belgique compte aujourd’hui 1.748.456 appartements, logés dans 260.505 immeubles. En 1995, on en recensait 785.444 dans 99.255 bâtiments. Bilan : +123 % pour les appartements, +162 % pour les immeubles qui les abritent.
Leur poids dans le parc progresse donc également : un logement sur six était un appartement en 1995 (17,7 %). On frôle désormais un sur trois (29,8 %) ! Et sur les 1.437.587 logements apparus depuis, 963.012 se trouvent dans des immeubles à appartements. Soit 2 sur 3, tout pile !
Petit détail qui en dit long : l’immeuble moyen compte aujourd’hui 6,7 appartements, contre 7,9 en 1995. Comprenez donc qu’il y a beaucoup plus d’immeubles, mais ils sont en moyenne plus modestes. Plus d’un sur trois date d’après 1981.
Et la machine ne ralentit pas !
Entre le 1er janvier 2025 et le 1er janvier 2026, le parc a encore gagné quelque 38.400 appartements, soit bien plus que la moyenne annuelle depuis 1995, qui tourne autour de 31.000 par an. Attention, il ne s’agit pas forcément de nouveaux logements : des maisons peuvent très bien avoir été divisées en appartements !
La 4 façades résiste !
La fin de la villa avec jardin ? Pas exactement sur 30 ans : les maisons quatre façades ont progressé de 28 % et atteignent 1,45 million de bâtiments. C’est toujours le type de bâtiment le plus répandu du pays, devant les mitoyennes (1,18 million) et les trois façades (1,02 million).
Les maisons trois façades ont gagné 22 %. Les maisons mitoyennes, elles, font du surplace avec un maigre +3 %. Le parc de maisons de rangée, emblème des centres urbains et des corons, ne bouge pratiquement plus !
3 Régions, 3 façons d’habiter
Flandre : le cap du million d’appartements franchi
La Région flamande concentre l’essentiel du parc avec 3.431.886 logements, contre 2.549.541 en 1995 (+35 %). Les appartements y sont passés de 437.664 à 1.022.197 (+134 %). Près de trois logements flamands sur dix sont désormais des appartements.
Wallonie : la plus forte poussée, mais la maison reste reine
La Wallonie compte 1.825.040 logements (+32 %). C’est ici que l’appartement a le plus progressé : de 128.585 à 354.534 unités, soit +176 %. Mais comme il partait de très bas, il ne représente encore qu’un logement wallon sur cinq. L’habitat individuel garde la main.
Bruxelles : la capitale vit en appartement
À Bruxelles, le parc a grimpé de 23 % pour atteindre 612.160 logements. Les appartements y sont passés de 219.195 à 371.725 (+70 %) et représentent aujourd’hui 6 logements bruxellois sur 10. Dans la capitale, l’appartement est évidemment la norme.