Un nouveau bilan statistique éclaire les difficultés des locataires wallons. Le problème dépasse largement le montant du loyer.

Un chiffre qui mérite qu’on s’y arrête
En Wallonie, 21,1 % des locataires qui paient un loyer au prix du marché disposent d’un revenu inférieur au seuil de risque de pauvreté ! Autrement dit, un peu plus d’un sur cinq. Le chiffre ressort des indicateurs de l’Institut wallon de l’évaluation, de la prospective et de la statistique (IWEPS). Le nouveau Tableau de bord de la pauvreté en Wallonie souligne les conséquences pour les conditions de vie et le logement. Bien entendu, précisons d’emblée un élément capital : être sous le seuil de pauvreté signifie avoir un revenu relativement faible et non que le logement soit insalubre ou que le ménage ne paie plus son loyer. Attention aux raccourcis imprudents ou indélicats, que ce soit dans un sens ou dans l’autre !
Familles monoparentales en difficulté
La situation est particulièrement délicate pour les familles monoparentales : 24,5 % d’entre elles vivent sous le seuil de pauvreté, selon les chiffres relayés par la Région. Au total, 20 % des Wallons sont exposés au risque de pauvreté ou d’exclusion sociale !
Le locataire a aussi une marge de manœuvre limitée sur le bâtiment. Il peut adapter sa consommation, mais il ne choisit généralement ni l’isolation de la toiture ni le remplacement de la chaudière ! Un logement énergivore peut donc peser longtemps sur le budget de son occupant…
Le logement, au-delà des moyennes
Les chiffres font assez peur et rappellent à quel point l’accessibilité du logement est importante ! Et pour ce faire, l’une des solutions les plus efficaces pour freiner l’envolée des prix, c’est encore d’augmenter l’offre en logements disponibles, que ce soit via les IAS ou autres…