La Flandre appuie sur l’accélérateur climatique. Le gouvernement flamand annonce une prime pouvant atteindre 8.000 euros pour les ménages qui investissent dans une pompe à chaleur.

L’annonce a été faite par le ministre flamand du Logement, de l’Énergie et du Climat, Hans Bonte, lors de l’ouverture du salon BATIBOUW, rendez-vous incontournable du secteur de la construction et de la rénovation.
Sur le papier, le terrain est favorable : près de 70 % des logements flamands seraient techniquement compatibles avec une pompe à chaleur. Dans la réalité, seuls 10 % des ménages qui rénovent font ce choix.
Pourquoi ce décalage ? Le ministre pointe deux causes principales :
- le coût d’investissement initial, jugé trop élevé
- le manque d’information sur les aides disponibles et les performances réelles de ces systèmes
Une charte pour rassurer et encadrer le marché
Pour changer la donne, la Flandre a signé une charte des pompes à chaleur avec les acteurs du secteur. L’idée est de structurer le marché et instaurer un climat de confiance. Du côté des autorités, on promet un cadre financier et réglementaire clair. Les fabricants et installateurs, quant à eux, s’engagent sur la qualité, la transparence des prix et la formation.
Des prêts (presque) sans douleur
La prime ne vient pas seule. Le gouvernement flamand mise aussi sur des prêts à la rénovation à taux réduit, voire sans intérêt pour certains profils. « Rénover représente souvent un effort financier important », rappelle Hans Bonte. « De nombreux jeunes couples et personnes seules ne disposent pas d’importantes économies. En proposant des prêts à taux réduit, voire sans intérêt, nous aidons ces ménages à rénover de manière abordable et à réduire leur facture énergétique. »
Le nerf de la guerre : le prix de l’électricité
Reste un obstacle majeur : l’électricité est encore plus chère que le gaz. Un problème de taille pour une technologie qui fonctionne à l’électricité. La Flandre prépare donc un tax shift énergétique. Concrètement, des millions d’euros de taxes seront retirés de la facture d’électricité, avec un transfert partiel vers le gaz naturel et le mazout. Au total, ce sont 173 millions d’euros d’allègement annuel supplémentaires sur l’électricité !
Un coup de pouce au climat… et au portefeuille
Sans émissions directes de CO₂, les pompes à chaleur sont un pilier de la politique climatique. Avec ce trio primes + prêts avantageux + électricité moins chère, le gouvernement espère provoquer une véritable percée dans les prochaines années.