WC-douche : le trône 2.0 “bonjour fraicheur” ?

Certains les appellent les « wc japonais », d’autres les « wc lavants ». Mais l’appellation qui se généralise aujourd’hui, c’est « WC-douche ». Non, il se n’agit pas d’une douche vous permettant de vous soulager, mais d’un type de toilette bien précis qui débarque en force chez nous !

Control panel of a smart toilet

Une chose est sûre : le monde change et nos habitudes intimes aussi ! Aujourd’hui, le bidet a complètement disparu des plans de construction. Pourtant, le besoin de propreté, lui, reste forcément toujours très présent ! C’est ici qu’entre en scène le WC douche, cet appareil hybride qui bouleverse nos habitudes !

Le WC japonais est suisse !

Longtemps considéré comme une excentricité réservée aux hôtels de luxe de Tokyo, le WC-douche (ou "WC japonais") entame une conquête méthodique de nos contrées. Contrairement à une croyance tenace, il n’est pas né au pays des sushis ! C’est un Suisse, Hans Maurer, qui a mis au point le premier modèle en 1957. Ce n’est que dans les années 70 et 80 que les Japonais ont transformé ce concept médical en un objet du quotidien. Le principe est d’une simplicité désarmante : une buse de lavage est intégrée directement dans la céramique de la cuvette. Après avoir fait vos affaires, une pression sur un bouton déclenche un jet d’eau tempérée qui assure un nettoyage d’une précision chirurgicale…

Plus écologique ?

Le papier toilette est-il vraiment hygiénique ? Si vous aviez de la boue sur votre parquet, vous ne vous contenteriez pas de frotter avec un essuie sec pour dire que c’est propre, non ? Vous prendriez une serpillière et de l’eau. De plus, la fabrication d’un seul rouleau de papier toilette nécessite environ 168 litres d’eau et contribue à la déforestation mondiale. À l’inverse, un cycle de WC douche consomme à peine un litre d’eau. C’est donc un geste pour la planète, autant que pour votre confort !

Pour ceux qui hésitent encore, le marché propose aujourd’hui trois grandes familles de produits.

  • Le WC complet représente le summum du design, où la technologie est totalement invisible dans la céramique, comme sur les modèles AquaClean de Geberit ou Sensia Arena de Grohe.
  • L’abattant lavant, lui, est une solution de compromis intelligente qui s’installe sur votre cuvette existante, idéale pour les locataires.
  • Enfin, la douchette manuelle, très courante ailleurs mais plus rudimentaire, reste l’option la moins chère pour se laver à l’eau, même si elle offre parfois un réveil brutal avec de l’eau froide en plein hiver…

Quel budget ?

Côté portefeuille, le passage au trône intelligent demande un certain budget. Pour un modèle d’entrée de gamme (mais complet), comptez environ 700 à 1.000 euros hors pose. Si vous visez la « Rolls-Royce » avec siège chauffant, aspiration des odeurs et séchage à l’air chaud, les prix peuvent grimper jusqu’à 5.000 euros, voire plus.

Pas simple à installer !

L’installation technique n’est toutefois pas une mince affaire. Un WC-douche a besoin d’eau, mais surtout d’électricité. Et là, le RGIE (Règlement Général sur les Installations Électriques) nous attend au tournant. Il est impératif que la ligne soit protégée par un interrupteur différentiel de 30 mA. Oubliez le bricolage sauvage : l’eau et l’électricité ne font pas bon ménage, surtout quand vous êtes dans une position aussi vulnérable…

De plus, la Belgique est connue pour son eau calcaire. Le tartre est le pire ennemi des buses de précision ! Pour éviter que votre jet ne se transforme en fontaine désordonnée, un entretien mensuel au vinaigre blanc ou l’installation d’un filtre anticalcaire est vivement recommandé…

Hygiénique ?

Enfin, n’oublions pas l’aspect santé. Pour les personnes souffrant d’hémorroïdes ou de sensibilités cutanées, le frottement répété du papier toilette peut être un calvaire. L’eau nettoie en douceur, sans irriter la peau avec des produits chimiques de blanchiment présents dans certains papiers… C’est un gain de dignité énorme pour nos aînés, mais aussi un confort pour les femmes.

Et l’eau de pluie ?

Pour la chasse d’eau : un grand oui. Une seule chasse consomme entre 7 et 12 litres d’eau potable, ce qui représente environ 30 % de la consommation totale d’un foyer. L’eau de pluie, étant peu calcaire, est d’ailleurs plus douce pour vos canalisations. En revanche, pour le lavage intime, c’est une interdiction formelle. Les fabricants leaders comme Geberit précisent explicitement dans leurs fiches techniques qu’il ne faut pas utiliser d’eau de pluie pour le jet de lavage.

En effet, contrairement à l’eau de distribution qui est soumise à des dizaines de paramètres de qualité, l’eau de pluie n’est pas potable et ne subit aucun contrôle. En stagnant dans une citerne ou en ruisselant sur un toit, elle peut se charger de polluants atmosphériques, de bactéries nocives ou de moisissures. L’utiliser pour l’hygiène personnelle présente des risques d’infection ou de légionellose et ce, même si vous avez ajouté des filtres ! Pour installer un WC douche, vous devriez donc idéalement prévoir une double alimentation : l’eau de pluie pour la chasse et l’eau de ville pour le jet de nettoyage.

✨ Vous êtes à la recherche de la propriété parfaite ou souhaitez vendre un bien immobilier ? Découvrez notre site de petites annonces immobilières, votre ressource incontournable pour trouver et vendre des biens en Belgique ! 🎯 🏡 💼