Le compteur bihoraire a changé ! Sur papier, les nouvelles plages de fonctionnement apparaissent plutôt avantageuses… Mais en pratique, de nombreuses familles pourraient y perdre !

Depuis 2026, le compteur bihoraire a changé de logique en Wallonie. Officiellement, l’objectif est simple : mieux répartir la consommation d’électricité et soulager le réseau.
Mais derrière cette réforme énergétique se cachent plusieurs failles potentielles qui pourraient peser sur de nombreux ménages. Voici les principaux points faibles du nouveau tarif bihoraire.
Un week-end qui n’est plus vraiment « creux »
Pendant des années, la règle était limpide : le week-end était presque entièrement en heures creuses. Une aubaine pour les familles qui lançaient machines à laver, lave-vaisselle et autres appareils gourmands en électricité lorsqu’elles étaient chez elles ! Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Entre 7h et 11h puis 17h et 22h, l’électricité repasse désormais en heures pleines, même le samedi et le dimanche. Ce qui signifie donc moins de liberté pour organiser les grosses consommations et un week-end devenu partiellement… payant !
Une organisation quotidienne plus contraignante ?
Les nouvelles heures creuses entre 11h et 17h posent un problème évident : beaucoup de gens ne sont tout simplement pas à la maison à ce moment-là. Travail, école, déplacements… Il est donc difficile de lancer les machines en journée et il devient fortement conseillé d’utiliser des programmateurs… Ce qui est bien joli sur papier, mais en pratique, pour sortir le linge de la machine à laver et le mettre dans le séchoir, nous n’avons pas encore de robot pour le faire à distance ! Le système suppose donc une flexibilité que tout le monde n’a pas.
Un système qui avantage certains profils
C’est l’une des critiques qui revient régulièrement, relève Sudinfo. Les nouvelles plages horaires semblent mieux adaptées aux personnes présentes en journée, comme les retraités, les personnes travaillant à domicile, voire certains chômeurs ou indépendants. À l’inverse, les ménages actifs avec des horaires classiques pourraient avoir plus de difficultés à profiter des heures creuses. Cela crée une forme de déséquilibre dans l’accès aux économies d’énergie. Et à l’heure où les factures énergétiques flambent, ça pourrait servir de petite étincelle…
Des économies parfois très limitées
Autre point souvent oublié : l’écart entre heures pleines et heures creuses tend à se réduire. Selon plusieurs fournisseurs d’énergie, la différence tourne souvent autour de 20 à 25 %. Certes, c’est substantiel, mais pas spectaculaire ! Pour certains ménages, adapter toute leur organisation pour quelques euros par mois pourrait donc sembler disproportionné…
Le casse-tête des équipements programmés
La bonne nouvelle, c’est que de plus en plus d’appareils fonctionnent avec des programmations automatiques : chauffe-eau, pompes à chaleur, bornes de recharge pour voitures électriques, et on en passe… Le problème, c’est que ces équipements étaient réglés sur l’ancien système bihoraire. Ce qui signifie une reprogrammation… qui n’est pas toujours facile, loin de là !
Bref, tout n’est pas rose, et il faudra sans doute un peu de temps avant que la consommation ne soit réellement efficace…