De plus en plus de communes wallonnes taxent les piscines privées. Certaines viennent même d’augmenter fortement le montant réclamé !

En Wallonie, la taxe sur les piscines privées fixes ou enterrées est loin d’être une exception. Selon l’Union des villes et communes de Wallonie, 48 communes appliquent déjà ce type de redevance.
Ces taxes concernent généralement les piscines permanentes installées sur des propriétés privées. L’objectif est simple : générer des recettes communales supplémentaires à partir d’équipements considérés comme un certain luxe domestique.
Ces dernières semaines, plusieurs communes ont décidé d’ajuster ou d’introduire ce prélèvement.
Des montants revus à la hausse
À Stavelot, la commune a décidé d’augmenter significativement la taxe. Elle passe désormais de 50 à 150 euros pour les piscines de moins de 100 m². Pour les bassins plus grands, la facture grimpe de 200 à 400 euros.
À Brunehaut, la redevance a été fixée à 80 euros. Avec environ une centaine de piscines recensées sur son territoire, la commune estime pouvoir générer entre 10.000 et 20.000 euros par an.
La bourgmestre Claire Hurbain explique cette décision par une simple mise à jour : la taxe existait déjà mais n’avait jamais été indexée. Selon elle, les propriétaires de piscines disposent généralement de moyens suffisants pour contribuer davantage aux finances locales.
Des politiques communales très variables
Les montants varient fortement d’une commune à l’autre. À La Louvière, la taxe a été portée à 533 euros en 2025, contre 350 euros auparavant. Certaines communes choisissent aussi d’introduire la mesure plutôt que de l’augmenter. C’est le cas de Charleroi, qui vient tout juste de mettre en place cette redevance. À l’inverse, Ottignies-Louvain-la-Neuve maintient pour l’instant sa taxe inchangée, même si elle reste l’une des plus élevées : 625 euros pour les piscines dépassant 100 m² !