Photovoltaïque en Wallonie : la batterie pourrait-elle vous coûter très cher ?

A l’heure des onduleurs qui sautent, du réseau qui sature et de l’indépendance énergétique dont on parle sans arrêt, il peut sembler logique d’installer une batterie. Toutefois, si vous habitez en Wallonie, il y a comme un « hic », rapportent nos collègues de Sudinfo !

Cela concerne les ménages dont l’installation photovoltaïque a été agréée au plus tard le 31 décembre 2023 et qui profite du fameux « compteur qui tourne à l’envers », à savoir avec le système de compensation qui reste garanti jusqu’en 2030. Pour ces ménages, le réseau joue le rôle d’une batterie virtuelle : le surplus injecté pendant les mois ensoleillés « revient » plus tard, quand les panneaux produisent moins.

Ce mécanisme reste valable, que l’on dispose d’un compteur électromécanique ou d’un compteur digital, tant que la puissance de l’installation n’est pas augmentée de plus d’un kWe. Et ce système permet d’amortir assez rapidement l’installation photovoltaïque !

Le formulaire UP10

Aujourd’hui, lorsqu’un prosumer installe une batterie de stockage, il doit le signaler à son gestionnaire de réseau de distribution via un formulaire obligatoire : l’UP10. Le « problème », c’est que cette déclaration entraîne un relevé d’index et, potentiellement, une facturation intermédiaire.

Tout ceci vous semble nébuleux ? Voici un exemple : si votre relevé annuel a lieu fin mars et que vous installez une batterie en septembre. Entre les deux, l’installation photovoltaïque a pu produire un important surplus, censé compenser une partie de la consommation hivernale. Mais si un relevé intermédiaire intervient en septembre, ce « matelas » virtuel est cassé. Résultat : le ménage perd le bénéfice d’une partie de sa production estivale et devra racheter de l’électricité pendant les mois les moins généreux en soleil.

Ores et Resa : même Wallonie, deux réalités

Chez Ores, lorsque le client dispose déjà de panneaux photovoltaïques et ajoute une batterie, le gestionnaire évite en principe de saisir les index de manière à ne pas les transmettre au marché. Cela permet d’éviter qu’une facture intermédiaire ne vienne perturber le cycle de compensation…

Chez Resa, en revanche, la logique est différente. Comme l’a indiqué la porte-parole du GRD liégeois dans les colonnes de Sudinfo : « la déclaration d’une batterie implique l’envoi d’un message au marché, donc une facture intermédiaire éventuelle du fournisseur associé. Dès lors, si le client est en « compensation », le cycle annuel est perturbé ».

Une situation que la Cwape juge évitable

La Cwape, le régulateur wallon, estime que ce type de stockage devrait être permis sans pénaliser les prosumers qui bénéficient encore de la compensation. Selon eux, ces batteries permettent de limiter l’injection aux heures de fort ensoleillement, de réduire les décrochages et de reporter une partie de la consommation vers le soir. En bref, elles servent à la fois le ménage et le réseau ! Bref, c’est un comportement à soutenir plutôt qu’à pénaliser !

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