Minorque ne coche pas les cases habituelles du « fantasme spéculatif », si vous me passez l’expression…. Et c’est précisément ce qui la rend intéressante, rapporte Engel & Völkers !

L’agence décrit en effet un marché stable, authentique, à l’offre contrôlée, avec une volatilité faible et une logique de détention longue. En tant que réserve de biosphère UNESCO, l’île vit sous un cadre urbanistique strict : développement limité, côtes protégées, grands projets rares. Et pour l’investisseur, ce n’est pas forcément une mauvaise nouvelle…
Les chiffres sont modestes, mais ils racontent quelque chose de solide
En 2025, l’île a compté 1.701 ventes résidentielles, soit un léger recul d’un peu plus de 1 % sur un an, mais encore 5 % au-dessus de sa moyenne décennale. Du côté de la construction, 323 mises en chantier ont été recensées, soit une hausse de 22 %, même si le volume absolu reste faible. Selon l’agence, il ne s’agit pas d’un boom de l’offre, mais d’un petit relèvement dans un cadre toujours très contraint. En clair, la rareté continue à structurer le marché !

Le vrai argument : l’ « accessible premium »
Le rapport montre que 74 % des ventes d’Engel & Völkers sur l’île ont été conclues sous le million d’euros, contre seulement 26 % au-dessus. On est donc dans un segment premium accessible, beaucoup moins haut perché que certaines zones de Majorque ou d’Ibiza. La clientèle reste internationale mais équilibrée : 44 % d’Espagnols, 15 % de Britanniques, 12 % de Français, 12 % de Suisses.
Un potentiel locatif qui devient moins saisonnier
L’autre point à regarder de près, c’est le locatif touristique. Engel & Völkers a enregistré une hausse de 27 % des réservations en 2025, avec une demande internationale représentant 83 % du total, surtout portée par les Britanniques et les Français. Le séjour moyen tourne autour d’une à deux semaines.

Côté tarifs, une villa de trois chambres près de la mer démarre à 1.500 euros par semaine en basse saison et peut atteindre 4.500 euros en haute saison ; une grande villa en front de mer de six chambres monte de 4.500 à 16.000 euros la semaine selon la période. Mieux : la saison s’étire désormais d’avril à octobre, ce qui améliore le potentiel d’occupation !
Où regarder sur l’île ?
Deux pôles ressortent particulièrement. Ciutadella et ses environs représentent environ 35 % du marché immobilier minorquin. Les maisons en top location y dépassent 1,9 million d’euros à la demande, avec un centre historique et un port qui soutiennent l’attractivité de long terme.
Mahón et ses environs, eux, concentrent environ 24 % du marché : port spectaculaire, atmosphère nautique, connexion directe avec l’aéroport, offre de restaurants et d’hôtels de charme…
À l’est, vers Es Castell et Sant Lluís, la proximité du port de Mahón et de l’aéroport (à environ 4 km) sont les cibles principales.
Le bon plan, oui, mais pas pour tout le monde
Minorque est probablement un bon plan immobilier dans les Baléares pour ceux qui cherchent la préservation de valeur, la lisibilité du marché et une demande locative qui s’allonge dans le temps. En revanche, ce n’est pas l’île de la plus-value spectaculaire ! C’est souvent mieux pour sa préservation…