D’accord, ça n’arrive pas tous les jours. Quoique : à Pforzheim, en Allemagne, quelque 30.000 personnes ont dû être évacuées pour permettre la neutralisation d’une bombe britannique de la Deuxième Guerre mondiale, rapporte Belga. Et si vous trouvez une bombe chez vous, que faire ?

Et chez nous ? La Belgique n’est pas exactement un territoire vierge en matière de munitions anciennes. Entre les deux guerres mondiales, les bombardements, les lignes de front et les combats, le sous-sol belge garde encore quelques très mauvais souvenirs. La Défense rappelle que des restes explosifs dangereux sont encore retrouvés presque chaque jour par des agriculteurs ou des ouvriers, et que le SEDEE, le Service d’Enlèvement et de Destruction d’Engins Explosifs, neutralise en moyenne plus de 200 tonnes de munitions par an !
Ne touchez à rien
Ça peut paraître évident, mais c’est bon de le rappeler, parce qu’on n’imagine pas toujours avoir affaire à une bombe ! Si vous bêchez tranquillement votre potager et que vous tombez sur un objet métallique, clairement ancien, votre premier réflexe doit être de… ne plus rien faire ! Même rouillé, même enterré depuis des décennies, même “petit”, un obus ou une grenade peut rester dangereux !
Pas de photo prise à dix centimètres ! La police belge est très claire : en cas de découverte d’un engin ou objet explosif, il faut éviter toute manipulation et contacter le 101 ou le service de police le plus proche, en donnant une description précise de l’objet et de l’endroit. Ensuite, la police se rendra sur place, balisera l’engin et préviendra le service de déminage de l’armée. Le SEDEE est en effet chargé de l’élimination, de la neutralisation et du démantèlement des munitions résiduelles et explosifs non explosés.
Agissez donc intelligemment. Éloignez les enfants, les animaux et les personnes présentes. Si possible, empêchez l’accès à la zone sans vous rapprocher de l’objet. Et bien entendu, arrêtez immédiatement les travaux si une machine ou une pelle était utilisée et le barbecue attendra.