Tous les logements ne sont pas faits pour la pompe à chaleur. La CREG fait le tri !

La pompe à chaleur n’est pas une solution à poser partout de la même manière. La CREG insiste sur un point clé : la rentabilité dépend fortement de l’efficacité de l’installation, elle-même liée au bâtiment.
Un logement bien isolé, capable d’être chauffé avec une eau à plus basse température, permet à la pompe à chaleur de fonctionner dans de meilleures conditions. Moins elle doit “forcer”, meilleur est son SCOP, c’est-à-dire son rendement saisonnier. Et plus le SCOP est élevé, plus la facture d’électricité baisse.
Le bon candidat : basse température et installation adaptée
Les logements les plus adaptés sont ceux où le système de chauffage peut fonctionner à température modérée : chauffage par le sol, radiateurs basse température ou émetteurs suffisamment dimensionnés. C’est ce qui permet à la pompe à chaleur de produire de la chaleur le plus efficacement.
À l’inverse, une maison mal isolée avec de vieux radiateurs nécessitant une eau très chaude risque de dégrader la performance. La pompe à chaleur fonctionne, mais elle consomme davantage. Et là, le rendement s’effondre !
Les gros besoins amortissent mieux, les petits besoins coûtent moins
La CREG travaille avec plusieurs niveaux de besoins annuels en chaleur : 7.000, 12.000, 17.000, 22.000 et 29.000 kWh. Comprenez que la consommation du logement influence fortement l’équation économique.
Pour les logements avec des besoins élevés, les économies potentielles sur la facture sont plus importantes. Le surcoût d’investissement peut donc être récupéré sur une plus grande base de consommation. Pour les logements très sobres, le problème est inverse : la pompe coûte moins cher à dimensionner, mais les économies annuelles sont limitées.
C’est là que les primes peuvent jouer un rôle important, surtout pour les petites installations performantes.
Isolation d’abord, pompe ensuite
La CREG précise que les coûts d’une rénovation énergétique majeure ne sont pas intégrés dans son calcul de rentabilité. En clair, comprenez que si un logement doit d’abord être fortement isolé ou adapté pour accueillir correctement une pompe à chaleur, le budget réel risque de fortement exploser.
Le meilleur logement pour une pompe à chaleur n’est donc pas forcément le plus neuf ou le plus cher. C’est celui qui permet à l’installation de tourner efficacement, où la pompe ne tourne pas à plein régime. En clair, l’isolation reste la première priorité !