Oui, les prix se sont calmés, mais on ne va pas dire non plus qu’ils se sont effondrés. Il se pourrait toutefois que la rentrée nous réserve une mauvaise surprise…

Le marché de l’énergie respire un peu, mais il ne gambade pas pieds nus dans la prairie ! Au 8 juin 2026, le gaz européen restait élevé : le TTF (Title Transfer Facility, soit l’indice de référence du prix du gaz naturel en Europe) tournait autour de 49,53 €/MWh, en hausse sur un mois et nettement au-dessus de son niveau d’il y a un an. La raison est simple : le contexte géopolitique, encore et toujours lui ! Et la situation ne semble pas vraiment s’alléger à ce niveau…
Juin-juillet, la vraie fenêtre de tir
C’est pour cela que les semaines qui viennent comptent : juin et juillet restent une période où les fournisseurs peuvent chercher à attirer de nouveaux clients avant l’hiver ! Pour les ménages, cela peut vouloir dire des promotions, des contrats fixes plus lisibles ou des variables encore intéressants.
Mais prudence : une promo n’est pas toujours une bonne affaire ! Il faut regarder le coût annuel total, la redevance fixe, la durée de validité du prix et les conditions du bonus.
Fixe ou variable : tout dépend de votre contrat actuel
Si vous disposez déjà d’un contrat fixe avantageux, signé avant les dernières hausses, il ne faut surtout pas bouger par réflexe ! La CREG signalait en avril que l’écart entre contrats fixes et variables s’était creusé, les fixes intégrant une prime de risque pour garantir le prix. Cette sécurité a donc un coût !
À l’inverse, si vous êtes sur un contrat variable ou un vieux contrat peu compétitif, il vaut la peine de comparer maintenant. Le CREG Scan permet justement de situer son contrat actuel par rapport aux offres du marché.
Pourquoi septembre inquiète
Le risque, c’est la rentrée. L’Europe doit remplir ses stocks de gaz avant l’hiver et le point de départ n’est pas idéal. Gas Infrastructure Europe indiquait qu’au 1er avril 2026, les stocks européens étaient à environ 28 %, un niveau nettement plus bas que les trois années précédentes !
Et ce n’est pas qu’une affaire de gazoducs. Reuters souligne aussi que la faible production hydroélectrique en Italie pousse davantage de centrales à gaz à tourner, ce qui complique le remplissage des stocks européens…
Changer, oui, mais proprement
Bonne nouvelle : en Belgique, changer de fournisseur reste possible sans être ligoté à son contrat. C’est d’ailleurs généralement le nouveau fournisseur qui s’occupe de toutes les démarches.