Après la grosse canicule de ces derniers jours, votre maison vous paraît anormalement humide ? Vous n’êtes certainement pas seul, on vous explique…

On associe souvent l’humidité dans la maison à l’hiver : les vitres embuées, les murs froids, les coins qui noircissent et cette odeur de moisissure dans les pires cas… Pourtant, l’été peut lui aussi rendre un logement assez moite, avec un air saturé, un sol frais mais humide et des murs qui semblent transpirer.
Pourquoi ?
La raison est d’abord physique. L’air chaud peut contenir davantage de vapeur d’eau que l’air froid. En période de forte chaleur, surtout quand l’atmosphère est lourde ou orageuse, l’air ambiant peut donc faire grimper le taux d’humidité à l’intérieur… Ce qui est évidemment accentué lorsqu’un logement ne dispose pas d’une ventilation ou d’une climatisation adaptée !
Condensation ou humidité excessive : attention à ne pas tout mélanger
La condensation estivale apparaît lorsque de l’air chaud et humide rencontre une surface plus froide. C’est typiquement ce qui se passe dans une cave, un garage enterré, une buanderie fraîche, une pièce au nord ou sur un carrelage resté froid. L’air se refroidit au contact de la surface, ne peut plus contenir autant de vapeur d’eau, et l’eau se dépose. Dans ce cas précis, trop aérer en période estivale peut même aggraver le problème, car on fait entrer encore plus d’air chaud et humide !
Mais toutes les maisons moites ne souffrent pas uniquement de condensation. L’humidité peut aussi venir d’un manque de ventilation, de la vapeur produite par les douches, la cuisine ou le linge qui sèche à l’intérieur… Elle peut aussi révéler une infiltration, une humidité ascensionnelle ou un défaut du bâtiment. Bref, avant d’accuser la météo, mieux vaut s’assurer que ce phénomène ne se produit réellement qu’en été !
Quel taux d’humidité viser ?
Un petit hygromètre peut vite devenir votre meilleur allié ! Franchement, ça ne coûte pas grand-chose. Le taux d’humidité optimal se situe globalement entre 40 et 60 %. Au-delà, l’air devient plus inconfortable et les risques augmentent : mauvaises odeurs, moisissures, peintures qui s’abîment, bois qui gonfle, taches sur les murs ou plafonds… L’humidité excessive peut aussi peser sur la santé, notamment chez les enfants, les personnes âgées ou les personnes sensibles des voies respiratoires…
Les bons gestes juste après une canicule
Le premier réflexe reste d’aérer, mais intelligemment. Dans les pièces de vie, ouvrir les fenêtres régulièrement permet d’évacuer l’air chargé en vapeur d’eau. Après une douche, pendant ou après la cuisine, dans une buanderie ou une chambre humide, c’est indispensable ! En revanche, pour une cave fraîche, mieux vaut éviter l’aération excessive en pleine journée chaude et humide !
La deuxième piste consiste à réduire les apports de vapeur. Prendre des douches un peu plus courtes, ouvrir après la salle de bain, cuisiner avec une hotte ou aérer pendant la préparation des repas, faire sécher le linge dehors quand c’est possible : ce sont de petits gestes, mais ils comptent !
Bien entendu, il y a la botte secrète : un climatiseur peut énormément aider, car il déshumidifie l’air en plus de le rafraîchir. Mais attention à ne pas aller trop loin : un air trop sec n’est pas non plus recommandé pour votre santé ! Et le ventilateur ? Il améliore le ressenti et la circulation de l’air, mais il ne retire pas réellement l’eau contenue dans l’atmosphère !
L’isolation, encore et toujours elle…
L’isolation joue un rôle déterminant, autant pour limiter les surchauffes que pour réduire les surfaces froides où la condensation peut apparaître.
Les protections solaires sont aussi précieuses : stores, volets, végétation, arbres, murs ou toitures végétalisés. Les couleurs claires sur les façades ou les toitures peuvent également limiter l’absorption de chaleur. Moins la maison surchauffe, moins elle accumule d’air lourd et difficile à gérer !