La canicule ne se contente pas de faire grimper le thermomètre : en Belgique, elle fait également bondir le prix de l’électricité sur le marché de gros, à un niveau inédit depuis six ans ! Mais il y a un gros souci…

Contrairement aux idées reçues, les fortes chaleurs ne favorisent pas forcément une électricité meilleur marché, même avec un ensoleillement généreux. Ces derniers jours, la demande en climatisation et en systèmes de refroidissement a fortement augmenté, notamment en soirée, lorsque la production solaire diminue alors que les besoins restent élevés. Résultat : le marché belge de gros a enregistré un pic dépassant les 1.000 euros par mégawattheure, un niveau qui n’avait plus été observé depuis 2020, rapporte Belga !
Un problème qui dépasse largement les frontières belges
Cette envolée des prix ne s’explique pas uniquement par la consommation belge : l’ensemble du marché européen est affecté ! En France, plusieurs réacteurs nucléaires ont dû réduire leur production en raison de températures trop élevées des cours d’eau utilisés pour leur refroidissement. Dans le même temps, les vents faibles limitent la production des éoliennes dans plusieurs pays ! Vous l’aurez compris, cette combinaison entre une demande élevée et une offre plus restreinte entraîne une hausse généralisée des prix de gros… La Belgique, qui importe régulièrement une partie de son électricité, subit directement ces tensions sur le marché européen.
Les ménages doivent-ils s’inquiéter ?
Le régulateur fédéral CREG précise que ces pics de prix concernent essentiellement le marché de gros et n’ont pas d’impact immédiat sur les contrats fixes ou les contrats variables classiques. Les contrats dynamiques, dont le tarif évolue heure par heure, restent les principaux concernés, mais ils représentent moins de 1 % des contrats belges !
Une canicule qui révèle les limites du système énergétique
Les vagues de chaleur simultanées à l’échelle européenne augmentent fortement la consommation électrique tout en réduisant parfois la capacité de production, qu’il s’agisse du nucléaire, de l’éolien ou de certaines centrales thermiques affectées par les températures extrêmes… Les analystes estiment que ces situations pourraient devenir plus fréquentes avec le réchauffement climatique, obligeant les réseaux électriques à s’adapter à des pics de demande toujours plus marqués ! En revanche, en pleine journée, le constat est très différent car les panneaux sont en production !