La Wallonie veut mieux intégrer le confort d’été dans le PEB. Avec les vagues de chaleur que nous avons connues, ce n’est peut-être pas superflu…

Le certificat PEB wallon pourrait bientôt élargir son regard. Jusqu’ici, il sert surtout à évaluer la performance énergétique d’un logement, avec une forte attention portée aux besoins de chauffage. Sur son site, Énergie Wallonie rappelle que le calcul PEB repose notamment sur les indicateurs Ew et Espec, liés à la performance globale et à la consommation spécifique d’énergie primaire.
Mais un logement ne se vit pas seulement en janvier, plaid sur les genoux ! Dans une question écrite déposée le 29 mai 2026 au Parlement wallon, le député Nicolas Tzanetatos (MR) pointe un paradoxe assez connu : certaines bâtisses anciennes, épaisses et bien conçues, restent agréables en été grâce à leur inertie thermique, alors que des logements rénovés pour l’hiver peuvent surchauffer faute de protections solaires ou de ventilation adaptée.
La mesure de la surchauffe existe déjà, mais pas assez
Dans sa réponse du 26 juin 2026, la ministre wallonne du Logement et de l’Énergie, Cécile Neven, reconnaît que la méthodologie actuelle « ne tient encore qu’imparfaitement compte » du confort thermique estival. Elle précise toutefois que le certificat PEB intègre déjà un indicateur permettant d’apprécier le risque de surchauffe, comme le mentionne également la documentation officielle d’Énergie Wallonie sur les exigences PEB.
Vers un PEB plus adapté au climat
La ministre indique que son administration travaille à une révision de la méthodologie, avec une analyse plus approfondie des risques de surchauffe, notamment pour tenir compte des aléas liés au changement climatique… Aucun calendrier précis n’est encore fixé.
Les solutions à mieux prendre en compte sont déjà connues : stores extérieurs, volets, ventilation nocturne, orientation des vitrages, arbres à feuillage caduc, matériaux lourds comme la brique, la pierre ou le béton. Cette évolution colle aussi à la logique européenne. La Commission européenne rappelle que les bâtiments doivent permettre de rester au chaud en hiver, mais aussi au frais en été, pour garantir confort et habitabilité.