L’Union Professionnelle du Secteur Immobilier a mené une enquête auprès de ses membres durant le mois d’avril et le constat est clair : la flambée des coûts de construction fait mal au secteur, ainsi qu’à ses clients.
C’est malheureusement un phénomène assez classique : les coûts de construction grimpent plus rapidement que l’inflation. On parle pour le moment d’une augmentation totale comprise entre 10 et 20 %. Ce sont principalement les prix de l’acier et de l’aluminium qui ont le plus grimpé, mais ils sont suivis d’assez près par le bois, le béton, les isolants et bien entendu, tout ce qui touche aux composants électroniques.
Prix révisés
Si l’immense majorité des contrats conclus entre l’entrepreneur et le promoteur ne prévoient pas d’indexation possible (79%), quasiment tous les entrepreneurs (94%) demandent un supplément. Si dans l’ensemble, ceux-ci sont bien évidemment ouverts à la discussion, 30% des entrepreneurs restent inflexibles. Cela conduit donc à quelques conflits et des chantiers à l’arrêt.
Près de 300.000 m² de projets à l’arrêt.
L’étude, reprise dans les colonnes du journal Le Soir, parle notamment de 295.000 m2 de projets (tous secteurs confondus) à l’arrêt en Belgique, dont une grosse majorité en Flandre (160.000 m²). En ce qui concerne les projets non lancés, ce sont 433.000 m² de projets qui sont en attente !
Des clients frileux
Bien entendu, les clients sont plutôt frileux à l’idée de conclure un achat d’un bien dont le montant peut encore être indexé. Selon l’UPSI, 76 % des répondent disent qu’il n’est pas possible de réajuster les prix de vente.