Selon l’étude Kotkompass publiée par L’Écho et De Tijd, la Belgique manquera 70.000 kots d’ici 2030 pour répondre à la demande étudiante grandissante. Et pourtant, 25.000 logements étudiants ont été construits ces cinq dernières années. Mais avec une hausse attendue de 50.000 à 100.000 étudiants supplémentaires, l’offre reste bien trop timide.

Certaines villes tirent la sonnette d’alarme plus fort que d’autres. Bruxelles et Gand sont particulièrement sous tension. La raison ? Un rythme de construction bien trop lent, freiné par un nombre limité de permis délivrés. "Il sera donc très difficile, voire impossible, de construire ces 70.000 kots attendus d’ici à 2030", avertit Frederik Boumans de chez Stadim.
Vers des villages étudiants ?
Pour éviter une explosion des loyers étudiants — qui ont déjà pris 100 euros en quatre ans pour atteindre 575€/mois en moyenne — les experts préconisent une approche plus futée : villages d’étudiants, logements modulaires, voire d’autres solutions plus souples. Bref, sortir du cadre classique, et vite.