France : une réforme pourrait transformer votre pied-à-terre en… logement vacant, avec tout ce que cela suppose en matière de taxes !

Dans le cadre du projet de loi de finances 2026, les députés français ont voté un amendement qui pourrait fusionner deux taxes existantes : celle sur les logements vacants et celle sur les résidences secondaires.
L’idée vient du député parisien socialiste Emmanuel Grégoire, qui résume l’esprit du texte ainsi : « inciter la mise sur le marché des locaux à usage d’habitation aujourd’hui non occupés à titre principal ». En d’autres mots, dans un contexte où la France connaît une crise du logement, l’État veut éviter les biens sous-occupés, surtout dans les zones où trouver une location relève du parcours du combattant.
Une taxe unique potentiellement plus salée
Si cette fusion des taxes se réalise, les communes et les intercommunalités (EPCI) pourront majorer librement la taxe, selon la tension du marché locatif local. Et autant dire qu’en France, certaines villes sont sous haute pression. De Paris à Biarritz en passant par certaines stations balnéaires, la demande dépasse largement l’offre ! Cela ne veut pas dire que tous les propriétaires seront automatiquement surtaxés, mais que la marge de manœuvre locale deviendra plus large, donc potentiellement plus coûteuse dans les zones dites ultra-tendues.
Et pour les Belges ?
Beaucoup de Belges disposent d’un petit refuge français : une maison en Provence, un appartement en Bretagne, un studio dans les Alpes. Et jusqu’ici, une résidence secondaire n’était pas forcément assimilée à un logement vacant. La réforme pourrait rebattre les cartes. Votre résidence secondaire pourrait donc, selon les critères locaux, potentiellement être déclarée comme logement non principal, avec une taxation rehaussée si la commune décide d’appliquer une majoration. Nul besoin de paniquer : rien n’est définitif à ce stade !
Pourquoi la France s’y met maintenant ?
Parce qu’elle manque cruellement de logements disponibles. Officiellement, l’amendement vise à encourager la mise en location longue durée des biens inoccupés. On ne parle pas de vous forcer à louer votre maison de vacances, mais de pousser les propriétaires qui laisseraient un bien vide pendant de longues périodes à le remettre sur le marché. Une manière, selon les auteurs du texte, de fluidifier un paysage locatif souvent saturé.
Pour les communes, cette taxe unifiée serait aussi plus simple à gérer et plus cohérente. Pour les propriétaires, en revanche, c’est un peu la douche froide si elle se concrétise…