Longtemps cantonné aux voyageurs curieux, l’échange de maisons entre désormais, et de plus en plus, dans les mœurs. Dans un contexte marqué par la hausse des prix et l’évolution des usages résidentiels, cette pratique apparaît comme une manière assez futée de valoriser son bien… tout en réduisant ses frais de séjour ! Mais tout n’est évidemment pas rose…

Une solution économique qui séduit les propriétaires
La flambée des coûts hôteliers et des locations saisonnières pousse de nombreux ménages à repenser leur manière de voyager. La solution ? La mise à disposition de son propre logement. Les plateformes HomeExchange, Love Home Swap ou People Like Us enregistrent une croissance record, stimulée par le télétravail et par une recherche d’expériences plus ancrées dans la vie locale. Selon le rapport annuel de HomeExchange, les échanges ont progressé de 41 % en 2024, avec des séjours de dix à vingt et un jours.
Pour les propriétaires, cet usage hybride offre un avantage discret : rentabiliser un bien sans le louer, donc sans entrer dans les démarches administratives ou fiscales d’une location touristique classique.
Un levier d’attractivité résidentielle
L’échange révèle aussi un phénomène intéressant : les voyageurs privilégient des quartiers résidentiels plutôt que des zones touristiques. Le rapport HomeExchange 2023 indique que 70 % des utilisateurs voyagent plus grâce à ce modèle, tandis que People Like Us affirme que 90 % trouvent l’expérience plus enrichissante qu’un hôtel.
Confiance, assurance et gestion : les nouveaux enjeux
Si le concept séduit, il repose néanmoins sur une mécanique délicate : la confiance mutuelle. Gestion des clés, assurance, règles domestiques, animaux, état des lieux… l’échange oblige à professionnaliser des aspects généralement réservés à la location.