Merveille architecturale disparue : le Singer Building, le gratte-ciel record oublié de tous !

Un géant style Beaux-Arts, une véritable star de Broadway qui a fini rasé : l’histoire du Singer Building est une vraie tragédie…

À l’angle de Broadway et de Liberty Street, au cœur du Financial District, il y avait une silhouette qu’on repérait de loin, surtout la nuit. Une tour fine, couronnée d’un dôme et d’une lanterne, comme si New York s’était offert un phare…

Le Singer Building (ou Singer Tower) naît d’une commande très terre-à-terre : loger le siège de la Singer Manufacturing Company, la marque de machines à coudre. Sauf qu’à l’époque, à New York, loger une entreprise, ça peut aussi vouloir dire : marquer la ville à jamais ! Le projet est piloté par Frederick G. Bourne et dessiné par l’architecte Ernest Flagg, avec un goût assumé pour les Beaux-Arts et le Second Empire français… Le tout à New-York !

Une construction en plusieurs actes

L’histoire du bâtiment se déroule par phases. D’abord, la base : un premier immeuble de 10 étages construit en 1897–1898. Ensuite, juste à côté, l’annexe : le Bourne Building, 14 étages, achevé en 1899. Et puis, au début du XXᵉ siècle, l’idée qui change tout : on relie, on agrandit, et surtout… on ose la tour !

Entre 1906 et 1908, le complexe devient un ensemble en quatre parties, dont une base élargie et une tour qui grimpe de 27 étages. À la fin, on arrive à 41 étages, un record pour l’époque ! Les matériaux suivent l’ambition : briques, pierres et une quantité presque indécente de terre cuite (terracotta), sans oublier le cuivre décoratif. Rien de discret, mais tellement typé de l’époque…

La tour la plus haute du monde… pendant un bref instant !

Au moment de son achèvement, la tour affiche une hauteur de toit d’environ 187 m, avec une pointe culminant à 205 m. Cela en fait, en toute simplicité, le plus haut bâtiment du monde ! Le règne est éclair, car ce bâtiment sera détrôné par la Metropolitan Life Insurance Company Tower dès l’année suivante !

À l’intérieur : marbre, bronze et un goût assumé pour la mise en scène

L’intérieur était tout aussi flamboyant que l’extérieur et notamment le lobby, véritable pièce maîtresse. Marbres (dont le Pavonazzo), bronzes, médaillons, dômes en plâtre, détails dorés… Un décor presque théâtral qui donnait l’impression de travailler dans un endroit très important !

Et puis il y avait la modernité : 16 ascenseurs, dont des express capables de filer à une vitesse impressionnante pour l’époque. En juin 1908, le bâtiment présente un pont d’observation pour voir New York sur des kilomètres… jusqu’à ce que l’accès finisse par être fermé après des drames…

La disparition d’une icône

Le Singer Building a beau être une icône, il n’échappe pas à l’équation brutale qui prévaut à Manhattan : le prix au mètre carré ne fait pas de sentiment. À partir des années 1960, la pression immobilière explose. Le bâtiment finit vendu, puis promis à un projet plus grand, plus rentable, plus “efficace”. Résultat : il sera démoli entre 1967 et 1969.

Il disparaît ainsi pour laisser place à « One Liberty Plaza », une tour achevée en 1973, offrant des plateaux bien plus vastes, mais une silhouette bien plus banale… À l’époque, le Singer devient même le plus haut immeuble jamais démoli par ses propriétaires, un triste record…

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