A vendre : un bâtiment mythique dont personne ne veut !

Symbole art déco de Manhattan, le Chrysler Building est à vendre. Mais l’icône peine à séduire…

Silhouette emblématique de l’horizon new-yorkais, le Chrysler Building traverse une période un brin délicate de son histoire. Mis en vente après l’expropriation de ses derniers propriétaires, ce monument mythique ne déclenche pas l’enthousiasme du côté des investisseurs ! En cause : un cocktail mêlant vieillissement général, charges élevées et marché des bureaux sous tension.

Avec sa couronne en acier inoxydable, ses gargouilles inspirées de bouchons de radiateur et ses références assumées au monde de la machine, la tour reste pourtant l’un des plus beaux manifestes de l’architecture art déco. Mais il faut croire que l’admiration touristique ne suffit plus à garantir la rentabilité…

Une icône privée de vitrine

Construit en un temps record avant la crise de 1929, l’édifice voulait incarner la modernité et l’exubérance industrielle. Mais près d’un siècle plus tard, cette modernité a pris quelques rides, même s’il s’agit, de l’avis de nombreux touristes, de la plus belle tour de New York.

En outre, et contrairement à son éternel rival, l’Empire State Building, le Chrysler Building n’offre plus de plateforme d’observation depuis… 1945. Les visiteurs se contentent donc du rez-de-chaussée, pendant que les étages supérieurs abritent surtout des bureaux.

Bureaux vieillots et concurrence féroce

Si l’adresse (405 Lexington Avenue, au cœur de Manhattan) reste prestigieuse, les témoignages d’occupants sont moins flatteurs : ascenseurs capricieux, peintures écaillées, espaces exigus, voire rongeurs. « Le magnifique (Chrysler Building) a beaucoup de problèmes techniques », résume Ruth Colp-Haber, de l’agence Wharton Property, citée par l’AFP. « Il faudra beaucoup de travaux et beaucoup d’argent ».

Face à des immeubles récents comme One Vanderbilt ou les tours flambant neuves d’Hudson Yards, dotées de hauts plafonds et de technologies dernier cri, la comparaison est rude. Le télétravail, popularisé après le Covid, n’a rien arrangé.

Un montage foncier qui complique tout

Autre particularité peu rassurante pour les acheteurs : le terrain appartient depuis 1902 à Cooper Union, qui perçoit un loyer annuel conséquent… Le dernier duo propriétaire (RFR et l’autrichien Signa) a d’ailleurs été exproprié en septembre 2024 pour non-paiement. L’arriéré atteignait 21 millions de dollars !

Acheté en 2019 pour 151 millions de dollars, le bâtiment devait bénéficier de 250 millions de travaux. Mais la faillite de Signa fin 2023 a mis un coup d’arrêt au projet…

Un avenir remis en question ?

Classé monument historique depuis 1978, le Chrysler Building est placé sous le contrôle strict de la Commission de préservation des monuments historiques de New York. Toute transformation, intérieure comme extérieure, doit être validée. Ce qui ne facilite évidemment pas la rénovation…

En coulisses, certains évoquent une conversion partielle en hôtel ou en logements. Pour l’instant, silence radio : « Tout est gelé en attendant de connaître le nouveau propriétaire », confie Ruth Colp-Haber.

Une chose semble toutefois acquise : la démolition n’est pas à l’ordre du jour. Même fragilisé, le mythe Chrysler reste solidement ancré dans le paysage new-yorkais…

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