Le marché immobilier liégeois a lui aussi, profité d’un certain emballement en 2025 ! Encore ces fameux droits d’enregistrement réduits…

Selon le dernier baromètre de Fednot, le nombre de transactions a progressé de 16,9 % sur un an dans la province ! Cette hausse des transactions est légèrement supérieure à la moyenne wallonne (+16,7 %) et nettement au-dessus de la moyenne nationale (+14,2 %). À l’échelle du pays, Liège se hisse même sur la troisième marche du podium des provinces les plus dynamiques, derrière le Brabant wallon et le Luxembourg.
Maisons : des prix en hausse contrôlée ?
En 2025, le prix médian d’une maison dans la province de Liège atteignait 238.000 euros. Cela place la province au quatrième rang wallon des maisons les plus chères. C’est aussi une augmentation de 13,3 % par rapport à 2024, que Jonathan Kaboré, notaire et porte-parole de Notaire.be, qualifie de logique mais contenue : « Le dynamisme du marché entraîne logiquement une certaine pression sur les prix. Mais celle-ci a été moins marquée dans la province de Liège. »
Le frein principal ? Les biens anciens, de plus en plus pénalisés par les contraintes énergétiques. Isolation, PEB, rénovations coûteuses… L’enthousiasme des acheteurs y est clairement plus mesuré.
Appartements : le grand retour en grâce
Côté appartements, le prix médian s’établit à 183.000 euros en 2025, soit une hausse de 6,2 % sur un an. Fait notable : 27 % des biens vendus dans la province sont des appartements, contre 21,5 % en moyenne en Wallonie. Une spécificité liégeoise qui n’a rien d’un hasard. « On constate un regain d’intérêt pour ce type de biens auprès d’un public plus jeune », explique Jonathan Kaboré.
Bien entendu, la suppression de l’obstacle des droits d’enregistrement, expliquent l’enthousiasme des acheteurs. Bon à savoir, les appartements liégeois restent parmi les plus abordables du marché wallon, seuls ceux du Hainaut étant moins chers.
Des écarts importants selon les communes
Si les chiffres provinciaux donnent une tendance claire, la réalité reste, comme toujours, très contrastée d’une commune à l’autre. Certaines zones urbaines et périurbaines voient les prix grimper plus vite, tandis que d’autres restent encore accessibles.
Pour y voir clair, une carte interactive commune par commune est disponible sur le site Le Soir.