Jamais autant de Belges n’ont possédé plusieurs logements. Il faut dire que l’investissement immobilier reste solide, en ces temps incertains…

La seconde résidence n’a jamais eu autant de succès en Belgique. Selon des données du Service public fédéral Finances relayées par De Zondag, plus de 905.000 Belges possèdent aujourd’hui deux logements ou plus. Un record !
Un nombre de propriétaires en hausse continue
Au 1er janvier 2025, la Belgique comptait 5.062.913 propriétaires, soit plus de 30.000 de plus qu’en 2024. En un an, le nombre de multipropriétaires est passé de 889.962 à 905.590 personnes. Pour remettre les choses en perspective, ils étaient un peu plus de 800.000 en 2020. Autrement dit, posséder plusieurs biens immobiliers est loin d’être marginal, car on s’approche doucement mais sûrement des 10% de la population !
Quand l’immobilier devient massif
Les chiffres deviennent franchement impressionnants quand on regarde le haut du panier. On apprend ainsi que 6.451 Belges détiennent entre 20 et 50 biens immobiliers. Et pour les amateurs de records : 917 personnes en possèdent plus de 50.
Pourquoi la seconde résidence séduit autant
Si la seconde résidence reste si attractive, ce n’est pas un hasard. Il y a évidemment un effet conjoncturel : les incertitudes géopolitiques poussent de nombreux investisseurs à se tourner vers quelque-chose de « solide comme la brique ». Et en matière d’investissement, la brique reste le choix de prédilection du « bon père de famille » !
Rappelons toutefois quelques éléments clés sur la fiscalisation : oui, en Belgique, les loyers perçus par un particulier sur un bien résidentiel loué à des particuliers ne sont pas taxés comme un revenu réel. Cela ne signifie pas pour autant que la seconde résidence n’est pas taxée !
Des taxes bien réelles
Dès l’achat, les droits d’enregistrement sont nettement plus élevés pour une seconde résidence que pour une habitation propre et unique. Pas de réduction ici : selon votre région, il sera de 12 ou 12,5%, ce qui fait une sacrée différence avec les 2 ou 3% de la Flandre et de la Wallonie sur le premier bien ! Ensuite, chaque année, le précompte immobilier s’applique pleinement, sans les réductions réservées au logement principal.
Bien entendu, tous ces multipropriétaires n’ont pas forcément une logique d’investissement : il peut aussi s’agir de seconde résidence destinée aux loisirs, comme un appartement à la mer ou un chalet en Ardenne, pour rester dans les stéréotypes !