Transmission de patrimoine immobilier : les Belges sont-ils du genre à “donner” avant?

Donner de son vivant, est-ce la solution de prédilection des Belges ? La donation immobilière gagne effectivement du terrain, mais…

La transmission de patrimoine immobilier n’est plus un sujet réservé aux notaires et aux repas de famille un peu tendus. Avec des prix de l’immobilier toujours plus élevés, des droits de succession bien connus et des enfants qui peinent à accéder à la propriété, la question du « donner avant » revient clairement sur la table. Mais les Belges sont-ils vraiment du genre à franchir le pas ?

Donner, oui… mais pas n’importe comment

Les Belges de 65 ans et plus ne sont pas fermés à l’idée de la donation. Loin de là : près de 72 % se disent favorables à une transmission de leur vivant, selon une enquête menée fin 2025 auprès de plus de 1.100 personnes financièrement indépendantes.

Dans les faits, tout le monde n’est pas encore passé à l’acte. Une partie a déjà transmis une portion de son patrimoine, d’autres y pensent sérieusement et environ un quart reconnaît ne pas encore s’être penché sur la question, sans pour autant fermer la porte.

Immobilier ou liquidités : le grand arbitrage

Quand il s’agit de donner, tout ne se vaut pas. Un tiers des seniors ouverts à la donation préfèrent transmettre uniquement leur patrimoine mobilier (argent, placements). Plus engageante, la donation immobilière séduit tout de même 1 Belge sur 5 dans cette tranche d’âge. Et 18 % optent pour une formule mixte, histoire de ne pas mettre tous les biens dans le même panier.

Derrière ces choix se cache une réalité simple : donner un bien immobilier, ce n’est pas juste tendre les clés. Il faut penser fiscalité, usage futur, équité entre enfants… et parfois accepter de lâcher un peu de contrôle.

Des différences régionales bien ancrées

Sans surprise, la Belgique reste fidèle à ses nuances régionales. En Flandre, la donation exclusivement mobilière est plus fréquente, tandis que la Wallonie et Bruxelles affichent un équilibre plus marqué entre immobilier et liquidités.

Pourquoi donner ? L’argument fiscal domine

S’il fallait résumer la motivation principale en un mot : impôts. Pour 68 % des donateurs potentiels, la donation vise avant tout à réduire les droits de succession. Mais l’aspect humain n’est jamais très loin. 46 % évoquent aussi le soutien financier aux enfants, notamment pour les aider à acheter, rénover ou simplement respirer un peu dans un marché immobilier tendu.

À qui donne-t-on ? La famille d’abord

La donation reste une affaire de famille. 82 % des Belges qui envisagent de donner privilégient leurs enfants. Et le fameux « saut de génération » n’est plus une exception : près de 46 % des grands-parents ouverts à la donation pensent aussi à leurs petits-enfants.

Entre envie et inquiétudes

Donner, oui, mais pas à l’aveugle. Parmi les principales craintes figurent les coûts liés aux droits de donation (32 %). Cela dit, 41 % des personnes interrogées déclarent ne ressentir aucune inquiétude particulière. Un chiffre qui suggère que, bien accompagnée, la donation peut devenir un choix serein ! Et justement, l’accompagnement est clé : plus d’un senior sur deux souhaite l’appui d’un notaire, tandis qu’un sur quatre attend des simulations fiscales personnalisées.

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