En 2025, les prix des matériaux sont restés sages. De quoi inciter à rénover ? On fait le point !

Ce n’est pas tous les jours que le secteur de la construction envoie des signaux rassurants. En 2025, les prix des matériaux de construction ont fait preuve d’un calme relatif. Pas de flambée soudaine, pas de chute vertigineuse non plus : juste une certaine stabilité, selon les chiffres publiés par Embuild, la fédération du secteur. En clair : par rapport à 2024, les variations sont minimes. De quoi redonner un peu d’oxygène à celles et ceux qui hésitaient encore à lancer un chantier ?
Des hausses… très modestes
Dans le détail, certains matériaux affichent de légères augmentations, mais rien de vraiment alarmant :
- Ciment : +0,2 %
- Briques : +0,3 %
- Matériaux non ferreux (aluminium, cuivre, zinc, plomb) : +0,1 %
Même le sable et les graviers, essentiels au béton, enregistrent une petite baisse de -0,5 %. Seule exception notable : l’acier, avec une hausse de +3 %. Une augmentation à surveiller, certes, mais qui reste contenue au regard des montagnes russes connues ces dernières années.
Le bois, l’invité un peu plus cher à la fête
Tout n’est pas parfaitement plat pour autant. L’enquête pointe quelques fluctuations plus marquées, mais sur un nombre limité de matériaux. Le bois se distingue avec une hausse moyenne de +9 % sur un an. Une évolution qui peut peser sur certains budgets, notamment en rénovation ou en construction durable.
À l’inverse, d’autres matériaux se montrent plus conciliants, peut-être aidés par les cours assez bas du pétrole :
- Matières plastiques (PVC, isolants en polyuréthane) : -8 %
- Hydrocarbures (bitume, certains isolants) : -4,5 %
Un timing jugé « idéal » par le secteur
Pour Niko Demeester, patron d’Embuild, le moment est clairement favorable, comme il le rapporte à Batibouw : « La stabilité des prix des matériaux de construction constitue un moment idéal pour construire ou rénover aujourd’hui. »
Attendre moins cher ? Une illusion tenace
Même analyse du côté de Jean-Pierre Liebaert, conseiller général d’Embuild, qui rappelle le contexte post-Covid : « Beaucoup ont pensé qu’il valait mieux attendre avant de se lancer dans des travaux mais ce ne fut pas le cas puisqu’au lieu d’une baisse, on a eu droit à une stabilisation. » Et sa conclusion est sans détour : espérer un retour aux prix d’avant Covid, c’est surtout risquer de payer les indices actuels plus tard.