Le marché de l’immobilier commercial semble sous tension. Selon les données publiées par Locatus, le taux de vacance atteint 11,9 % fin 2025, son plus haut niveau depuis 2008.

Le taux d’inoccupation des locaux commerciaux atteint un sommet historique ! Selon le dernier rapport de Locatus, il s’établit à 11,9 % fin 2025, un niveau jamais observé depuis le début du suivi en 2008.
Après une légère accalmie post-Covid, la tendance repart nettement à la hausse. En 2023, le taux était redescendu à 10,4 %, avant de franchir à nouveau la barre des 11 % dès 2024. Une progression qui confirme que la crise est loin d’être conjoncturelle…
L’e-commerce continue de redessiner le paysage
Impossible d’ignorer l’impact du commerce en ligne. Depuis plus d’une décennie, il grignote progressivement des parts de marché au commerce physique. Résultat : certains secteurs peinent à maintenir leur présence en boutique. Les consommateurs, eux, ont pris des habitudes durables… Mais réduire la vacance commerciale à Amazon et consorts serait trop simple !
Faillites en série
Le rapport pointe un facteur plus immédiat : la hausse des faillites d’entreprises sur les deux dernières années. Le secteur le plus touché ? L’horeca. Sur les dix segments générant le plus de locaux vides, six concernent la restauration. Autre symbole d’un changement profond : la fermeture d’agences bancaires, progressivement remplacées par des services numériques.
Les petites et moyennes villes en première ligne
Ce sont elles qui subissent le plus fortement la hausse de la vacance. Les centres-villes y perdent en attractivité, souvent au profit des zones périphériques ou du commerce en ligne. Pour les petites villes, c’est le même constat, parfois amplifié : moins de flux, moins d’investissements et un cercle vicieux difficile à enrayer.
Les grandes villes résistent… pour l’instant
Les métropoles s’en sortent mieux, grâce à une densité et une fréquentation plus élevées. Mais là aussi, les vitrines vides deviennent de plus en plus visibles.
Une baisse temporaire… grâce à des solutions alternatives
Si le taux avait légèrement reculé entre 2021 et 2023, ce n’était pas un retour à la normale. Deux éléments avaient artificiellement limité la casse, à savoir les aides publiques post-Covid, qui ont retardé certaines faillites et la transformation de commerces en logements ou bureaux, réduisant mécaniquement le nombre de surfaces commerciales disponibles.