On imagine facilement la capitale française comme le marché premium de l’immobilier en Europe. Pourtant, la réalité est peut-être un peu différente…

Paris reste l’un des marchés immobiliers les plus tendus d’Europe, avec des prix qui approchent doucement la barre des 10.000 euros le mètre carré selon Le Monde ! Mais derrière ces prix délirants, le cadre politique et fiscal se durcit, rapporte l’enquête du Figaro…
Le cœur du sujet, ce n’est donc pas un effondrement du marché parisien, mais une modification du risque investisseur. La nouvelle majorité municipale autour du maire Emmanuel Grégoire entend remettre sur le marché des logements jugés sous-utilisés et limiter la logique patrimoniale pure dans une ville où la crise du logement reste aiguë. La Ville de Paris parle de 300.000 logements vacants et résidences secondaires, ainsi que de 320.000 demandeurs de logement social, et présente cette tension comme une priorité politique majeure.
Les investisseurs sont-ils ciblés ?
La mairie ne dit pas qu’elle veut faire fuir tous les investisseurs. En revanche, elle cible explicitement certains usages du parc privé : la Ville annonce vouloir lutter contre les logements inoccupés, les meublés touristiques permanents et les résidences secondaires, tout en renforçant la préemption, l’acquisition publique et les négociations sur les immeubles fortement vacants. Elle précise aussi qu’une taxe unique sur la vacance des locaux d’habitation a été obtenue dans le projet de loi de finances 2026, avec un taux pouvant être majoré dès 2027 !

À cela s’ajoute un levier déjà bien réel : à Paris, la taxe d’habitation sur les résidences secondaires existe toujours, avec une majoration de 60 % sur la cotisation ! En clair, garder un pied-à-terre à Paris, sans le mettre en location à l’année, va devenir de plus en plus cher !
Investir à Paris, oui ou non ?
Il semble assez clair que pour un investisseur qui cherche avant tout à maximiser rapidement son rendement locatif, l’équation s’est clairement durcie. D’abord, l’encadrement des loyers réduit la liberté de fixation du loyer. À Paris, le loyer de base d’un logement loué en résidence principale ne peut pas dépasser un loyer de référence majoré ! Et pour la Ville de Paris, le système fonctionne car, selon une étude d’impact relayée par la mairie, l’encadrement a contenu la hausse des loyers de 5,2 % entre juillet 2019 et juin 2024 par rapport à une situation sans plafonnement, avec un effet encore plus marqué sur les logements de moins de 18 m² !
Et puis, il faut aussi compter avec la hausse des taux d’intérêt et des financements immobiliers plus encadrés qu’avant, surtout dans le locatif. À cela s’ajoutent les contraintes de rénovation énergétique, le poids des charges de copropriété et le durcissement des règles sur les meublés touristiques. Bref, investir à Paris n’est pas forcément n’est pas forcément une mauvaise idée, surtout si on cherche à étendre son patrimoine. La ville reste animée par un marché très actif et aussi, très international… En revanche, il faut bien avouer que les embûches ne cessent d’augmenter !