Elle est loin et révolue, l’époque où le PEB était vu comme une formalité un peu technique, dont les acheteurs se fichaient pas mal… Cela fait quelques années qu’il y a un réel changement d’ambiance ! Et en 2026 ?

Selon l’étude Belfius menée par Profacts, plus de 8 Belges sur 10 estiment que le score énergétique influence la valeur d’un logement. Une majorité pense même que cet impact va encore augmenter à l’avenir.
L’étude pointe une inquiétude très claire : 6 propriétaires sur 10 craignent qu’un label PEB défavorable ait un effet négatif sur la de leur bien. Cette crainte s’explique facilement : chez nous, les logements belges sont souvent anciens ! 73 % des logements ont plus de vingt ans et n’ont pas été pensés pour les exigences énergétiques actuelles.
Les acheteurs regardent aussi la facture de demain
La rénovation énergétique devient donc un argument commercial. Parmi les propriétaires qui rénovent, 78 % choisissent des travaux destinés à économiser l’énergie et à préparer leur logement pour l’avenir. Toiture, isolation, portes, fenêtres : les interventions les plus recherchées ne sont pas toujours les plus visibles, mais elles peuvent devenir les plus stratégiques.
Le paradoxe, c’est que beaucoup de propriétaires savent que le PEB compte, mais ne maîtrisent pas toujours leur propre situation. L’étude indique que plus de la moitié des propriétaires ne connaît pas le score PEB de son logement !
En 2026, rénover devient aussi protéger son patrimoine
Le prix du logement ne dépend évidemment pas uniquement du PEB. L’emplacement, l’état général, la surface, le marché local et la qualité des finitions restent essentiels. Mais l’énergie prend une place grandissante dans l’équation. Donc oui, le PEB est capital en 2026, même plus qu’en 2025 et probablement moins qu’en 2027…