Le marché locatif bruxellois traverse une importante zone de turbulence. Entre hausse des loyers, difficultés d’accès à la propriété et nouvelles réglementations, locataires et bailleurs font face à de nombreux défis. Dans la capitale, trouver un équilibre entre protection des locataires et incitation à l’investissement immobilier devient un enjeu crucial !

Avec plus de la moitié des Bruxellois qui sont locataires, la pression sur le marché immobilier ne cesse d’augmenter. L’accès au crédit devenant plus ardu, de nombreux candidats acheteurs restent locataires plus longtemps, ce qui contribue à alimenter la demande en biens à louer. Parallèlement à cela, l’augmentation des prix de l’immobilier impacte les loyers, renforcée par une indexation qui a dépassé les 10 % en 2022, due principalement à la crise énergétique qui a provoqué une forte inflation la même année.
Un encadrement des loyers controversé
Les mesures réglementaires, comme la grille indicative des loyers à Bruxelles, de plus en plus controversée, et les restrictions liées aux performances énergétiques des logements, suscitent des débats malgré l’absence d’un gouvernement de plein exercice dans la capitale. Ladite grille, qui ne reflète déjà plus la réalité actuelle, protègerait les locataires selon ceux qui l’ont mise en place (PS et Écolo). Mais dans les faits, ce référentiel aurait pour conséquence de réduire l’offre locative et donc, in fine, de léser… les locataires ! Sans compter le fait qu’elle contribue à faire fuir les investisseurs, ce qui pourrait aggraver la pénurie de logements. Bref, tout le monde est lésé !
Des loyers qui flambent
En Belgique, selon une étude réalisée par Smovin en 2024, le loyer moyen au mètre carré s’établit à 8,56 € pour une maison et 11,85 € pour un appartement. Mais Bruxelles affiche des prix bien plus élevés avec, à titre d’exemple, 15,61 €/m² pour un appartement, soit largement au-dessus de la Wallonie et de la Flandre. Sans surprise, l’évolution rapide des loyers par rapport à l’inflation pèse sur le pouvoir d’achat des locataires.
Face à ces tensions tant dans le camp des locataires que dans celui des propriétaires, l’équilibre entre protection des premiers et incitation à l’investissement immobilier reste un enjeu de taille pour le futur gouvernement bruxellois.