En 2025, le marché locatif belge a donné l’impression d’être assez calme. Les hausses furent même assez sages à Bruxelles ! Pourtant, derrière cette façade apaisée, la réalité est nettement moins rassurante, rapporte la Fédération des agents immobiliers… On vous explique !

Selon le dernier baromètre publié par Federia, la Fédération des agents immobiliers francophones, plusieurs milliers de nouvelles locations ont tout simplement disparu du marché. Moins d’offres, alors que la demande, elle, ne fléchit pas, au contraire ! Et vous savez pourquoi : obtenir un crédit et, plus largement, acheter un bien immobilier, est devenu plus compliqué ! Voilà qui explique donc pourquoi de nombreuses personnes se retournent vers le marché de la location…
Les petits propriétaires, grands absents du débat
« Contrairement à l’image que s’en font les autorités, 76% des propriétaires bailleurs belges sont des petits investisseurs, des particuliers n’ayant pas plus de un à quatre biens en location », rappelle la fédération. « Or les mesures prises ces dernières années n’ont eu de cesse de décourager les petits investisseurs avec, pour conséquence, une crise du logement qui s’enlise. »
Le message est clair : le logement locatif repose largement sur des particuliers, pas sur des mastodontes financiers. Or, ces petits investisseurs se retirent progressivement, freinés par l’incertitude réglementaire (le PEB, on en parle ?) et la pression fiscale (la fin des intérêts déductibles, on en parle aussi ?).
Moins d’investisseurs, cela signifie automatiquement moins de biens disponibles. L’équation n’a rien de révolutionnaire, mais elle semble produire des effets très concrets…
Bruxelles : des loyers plus sages… mais plus rares
À Bruxelles, la hausse moyenne des loyers s’est limitée à 3,7% en 2025, après les années exceptionnelles de 2023 et 2024. Une normalisation, en apparence. Mais attention au mirage statistique : les loyers moyens dépassent désormais 1.300 euros pour un appartement et 900 euros pour un studio. Surtout, le parc locatif abordable fond à vue d’œil. Résultat : le loyer médian grimpe de 4,2%, plus vite que la moyenne ! Autrement dit, les biens les moins chers disparaissent, ce qui tire l’ensemble du marché vers le haut.
Wallonie : la hausse la plus marquée
En Wallonie, la progression est encore plus nette. Les loyers augmentent de 5,4% pour atteindre en moyenne 888 euros. Désormais, toutes les provinces wallonnes affichent un loyer moyen supérieur à 800 euros.
Vers un blocage durable ?
Le secteur tire la sonnette d’alarme : maintenir les politiques actuelles sans ajustement pourrait freiner davantage les investissements immobiliers. Or, sans nouveaux investissements, l’offre continue de se contracter. Et sans offre suffisante et avec une demande toujours croissante, l’accès au logement devient forcément plus complexe, plus cher, plus tendu.