Le PEB rassure parfois, mais face aux grosses chaleurs, certains logements peuvent finir en incroyables étuves !

Lors d’une visite, le PEB attire tous les regards : il donne bien sûr une idée de la performance énergétique… Mais ce PEB est finalement surtout crédible sur les besoins en chaleur du bâtiment en hiver ! En effet, il ne raconte pas toujours ce qui se passe en juillet, quand le soleil tape, que les murs stockent la chaleur et que la chambre refuse obstinément de redescendre sous les 27 °C. Comme les étés belges deviennent moins timides, mieux vaut apprendre à repérer les signaux avant de signer…
Orientation : attention au sud et à l’ouest
C’est la base évidemment. Une orientation sud est un atout en hiver. Mais en été, c’est une toute autre limonade ! L’exposition ouest est encore plus piégeuse : le soleil chauffe en fin d’après-midi, pile au moment où le bâtiment a déjà accumulé toute la chaleur de la journée… Pendant la visite, demandez l’orientation des pièces principales. Le salon est-il plein sud ? La chambre donne-t-elle à l’ouest ? Une belle lumière à 18 h peut cacher une nuit très moyenne.
Dernier étage et chambres sous toiture
Les biens au dernier étage sont bien entendu, les plus exposés à la chaleur, surtout si la toiture est mal isolée. Même vigilance pour une chambre sous toiture ou sous combles, bien entendu… Posez la question : “Comment est-ce ici pendant une canicule ?” et analysez le comportement non-verbal ensuite !
Grandes baies vitrées : jolies, mais pas innocentes
Les grandes baies vitrées font entrer la lumière et vendent du rêve. Mais sans volets, screens ou stores extérieurs, elles peuvent aussi faire entrer beaucoup de chaleur ! Les rideaux intérieurs limitent l’éblouissement, mais une fois que le soleil a traversé la vitre, une partie du mal est déjà faite !
Regardez donc les protections existantes. Sont-elles extérieures ? Automatisées ? Présentes dans les chambres ? En appartement, demandez aussi si la copropriété autorise l’installation de screens ou de stores en façade… Voire si elle autorise l’installation d’une climatisation, car les blocs extérieurs pour la pompe à chaleur ne sont pas toujours autorisés !
Peut-on vraiment ventiler la nuit ?
Un logement peut chauffer en journée et redevenir supportable si l’on peut créer une bonne ventilation nocturne. Encore faut-il pouvoir ouvrir les fenêtres ! Le logement est-il traversant ? Peut-on faire circuler l’air entre deux façades ? La rue est-elle trop bruyante ? Le rez-de-chaussée permet-il d’aérer sans stress ?
Un studio mono-orienté, exposé ouest, avec une seule fenêtre sur une avenue bruyante, mérite une vraie réflexion !
L’environnement autour du bien
Le confort d’été dépend aussi de ce qui entoure le logement. Une rue très minérale, sans arbres, avec du béton, de l’asphalte et des façades qui renvoient la chaleur, peut rester chaude longtemps après le coucher du soleil.
À l’inverse, un jardin, une cour végétalisée, des arbres ou un parc proche peuvent améliorer la sensation de fraîcheur. Ce n’est pas magique, mais cela compte.
Et puis, il y a évidemment le bruit : c’est bien joli d’aérer mais si ça vous empêche de dormir…
La checklist à garder en tête
Avant de signer, vérifiez les points suivants : orientation sud/ouest, dernier étage, chambre sous toiture, grandes surfaces vitrées, absence de volets ou screens, possibilité de ventiler la nuit, bruit extérieur, sécurité, environnement très minéral, retours des anciens occupants et autorisation d’installer des protections solaires.
Le bon réflexe ? Visiter si possible en fin d’après-midi, surtout pour un bien exposé ouest.